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Ma photo, ma vision

Texte de fiction

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Ici, un jour, quelqu’un s’est présenté devant ce panneau et a hésité à rentrer dans le Bois Boissel, il a tellement hésité qu’il a fait demi-tour chez lui.

Ici, un jour, quelqu’un est tombé sur ces panneaux. Par curiosité il s’est engagé en direction de la plaine d’aventure du Bois Boissel. Au fur et à mesure de son avancée dans le bois, cette personne avait une multitude d’idées pour dynamiser cet endroit. Il s’assit sur l’un des nombreux bancs de la plaine, prit son cahier de brouillon qu’il avait toujours sur lui et ce mit à rédiger l’ensemble des idées pour faire de ce lieu, un lieu courtisé par les gens du quartier, de la ville, de l’agglomération. Après avoir rédigé toutes ces idées, il prit la direction de l’hôtel de ville pour exprimer ses idées à la municipalité.

Ici, un jour, quelqu’un est venu jouer à la pétanque car il avait remarqué que tous les jours, plusieurs personnes venaient y jouer. Ce jour là pas de place pour lui alors il a regardé les autres jouer et il a discuté avec eux. Le lendemain il est revenu jouer avec eux pour passer un moment convivial.

Ici, un jour, quelqu’un a donné rendez-vous à sa famille pour passer une après midi festive autour de jeux et d’un barbecue qui sont à disposition des personnes au Bois Boissel. Ce moment de famille festif s’est déroulé sous une météo radieuse. L’organisation de cette personne a permis à beaucoup de personnes de cette famille de découvrir cet endroit.

Ici, un jour, quelqu’un s’est interrogé sur les bienfaits de la nature et de l’importance d’avoir des lieux de verdure au sein même d’une ville. Pour alimenter ses recherches, cette personne s’est installée sur une chaise sur le parking et a interpelé toutes les personnes qui passaient devant lui. Il a rencontré des lycéens, des gens du quartier, des étudiants d’Askoria, des habitants. Avec l’ensemble des recherches il mit en place une exposition qu’il installa sur l’ensemble des entrées du Bois.

 

 

Ma vision sur le quartier

Texte de fiction

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Ici, un jour, quelqu’un s’ était brûlé avec de l’acide et du gaz cette personne quand il était en train de brûler a essayé de sortir dehors mais il est tombé dans les escaliers il pissait le sang les pompiers sont intervenus 15 min après c’ était trop tard il était devenu un marshmallow violet .

 

Ici un jour quelqu’un s’ était pris la porte et a voltigé les 8 marches il a eu les os du crâne qui sont rentrés dans son cerveau 5 mois après on lui a annoncé qu’il va mourir dans deux mois le pauvre il s’est suicidé .

 

Ici un jour quelqu’un a fait le racaille et une bande  de mafieux l’a amené dans ce bâtiment on l’a attaché dans les barreaux de l’escalier et on lui a retiré toute ses dents et on lui a rasé ses cheveux après les personnes se sont barrées et 1 jour après les pompiers sont intervenus et  ils l ‘ont amené dans un hôpital psychiatrique .

 

Ici un jour quelqu’un a sauté de la fenêtre est tombé sur la pare-brise d’une vieille. La vieille a foncé sur des policiers patrouilleurs et a écrasé une biquette enragée et foncé dans le bâtiment les pompiers qui sont intervenus 2 h après c’était une scène remplie de ketchup.

 

Ici un jour quelqu’un qui était un innocent facteur est rentré dans ce bâtiment et une bande d’hommes bourrés l’ont croisé et ont pris une hache et ils lui ont fait bouffer ses doigts et lui ont ouvert le crâne pour manger son cerveau le facteur savait pas qu’ils avaient faim les hommes bourrés ont mis fin aux jours du facteur les pompiers affolés ont envoyé les homme bourrés au commissariat .

Ersan                                                                                                          -18

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Ici, un jour, quelqu’un a cru découvrir un ancien chemin creux, vestige d’avant la poussée urbaine

Ici, un jour, quelqu’un a pris une bouffée d’air très frais en faisant une grande balade

Ici, un jour, quelqu’un a eu peur car un grand chien barrait le passage et n’avait pas l’air décidé à le laisser passer

Ici, un jour, quelqu’un s’est assis et a regardé les primevères dans le talus, se demandant, s’il y avait eu des jonquilles, s’il se serait autorisé à en cueillir un bouquet

Ici, un jour, quelqu’un a chanté

Alexandre

 

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Chère Kamila tu es si gentille avec moi que je te dédie cette carte postale. Bisous. Cordialement

Alexandre

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adresse de l’image

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Chère mamie, je te dédie cette carte postale car je t’aime de tout mon cœur et car elle est belle. J’aimerais me promener là-bas avec toi. Je t’embrasse. Habib

 

erdal

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Voilà ou j’habite ça me plaît pas trop en plus il est loin mon lycée. Pour aller au lycée ça dure 20 min en bus et je veux aller en CFA mécanique auto et je ne trouve pas d’entreprise.

Je pense a déménager à Rennes où  je pense trouver une  d’entreprise plus facilement.

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Quand on s’promène au bord de l’eau…

Quand on arrive à Saint-Brieuc par la RN 12, ce qu’on voit du viaduc, c’est la ville un peu grise en surplomb du port, un peu lumineuse aussi, quand le vent joue avec les nuages.  En contrebas de la quatre-voies tumultueuse qui désengorge la ville, les vallées obligent le passant à stopper net, provoquent chez lui le même mélange d’attrait et d’effroi pour les choses très grandes, très hautes – une falaise, un précipice. L’un des candidats à la mairie, dans les années 2010, a même envisagé d’y construire un funiculaire, pour relier le port au centre ville.  Audacieux, il rêvait que tous les habitants puissent voir la mer : on aurait construit la ville en hémicycle, échelonné la hauteur des immeubles, avancé la ville aux rebords de la baie. Car l’océan ne se découvre pas d’emblée à Saint-Brieuc ; quand il n’est pas au large,  il s’avance doucement dans l’entonnoir que lui présente la côte et se fait étroit pour trouver son chemin à travers les rives de vase jusqu’à l’écluse. A son extrémité opposée, la structure ouvre sur un bassin à l’air libre, où les bateaux de plaisance attendent les beaux jours.

Plus loin, la rivière est cernée par la verdure, les feuilles et les épines qui s’insinuent partout, et à travers le Bois Boissel, on aperçoit les toits, comme si chaque maison devait gagner quelque chose sur l’avancée de la forêt. Certaines sont en bois peint.  Quand on s’y promène, on peut facilement s’y perdre, l’obscurité noyant les volumes, hauteur sous voûte, parfum de caverne. Et comme toujours dans les lieux si vastes, on peut rencontrer des groupes, plus ou moins nombreux, les uns sur les autres et bien sûr ça se pelote, ça fume et ça picole de la mauvaise bière glacée.

Soizic

FireShot Screen Capture #084 - '84 Rue de Beauregard - Google Maps' - www_google_fr_maps_@48_527877,-2_77961,3a,75y,339_58h,111_1t_data=!3m6!1e1!3m4!1sVrwkz1hMiuDyi0k-iu38CQ!2e0!7

Et dire que certains osent dire qu’il pleut tout le temps en Bretagne. T’as vu ce ciel bleu ? Juste au dessus du Bois Boissel, le poumon vert du quartier…

On t’attend pour aller y faire un tour. A très vite.

Bisous à partager avec les enfants (dis leur qu’il y a de nouveaux jeux dans le bois, pour les motiver à venir jusqu’ici…)

S

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Gamelle

FireShot Screen Capture #088 - '29 Boulevard Edouard Prigent - Google Maps' - www_google_fr_maps_@48_5091136,-2_7744183,3a,75y,280_22h,66_84t_data=!3m6!1e1!3m4!1s4ooFo03piJAjlnkwE

Chère collègue,

Ce matin, j’ai chuté sur le trottoir de ce maudit boulevard. La saison, sur la photo, n’est pas la bonne. Vous savez qu’aujourd’hui les feuilles mortes jonchent le sol, le rendant glissant. Mes souliers de ville n’adhèrent guère et je suis au regret de ne pouvoir venir travailler étant donné l’état de ma cheville!

Cordialement

Mme G.

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Patrick Chatelier, Cécile Portier (et le Général Instin) |19 novembre

(Texte de l’annonce sur le wordpress dédié, monté par la Ligue – qui m’invite à inviter 🙂
photo « Dans le cadre du projet Construction, déconstruction, reconstruction porté le Centre Social du Point du Jour, les Bistrots de vie du pays briochin et la Ligue de l’Enseignement des Côtes d’Armor, nous accueillons Guénaël Boutouillet en résidence sur Saint-Brieuc.
Nous lui avons proposé d’organiser une rencontre “Un jeudi, un écrivain” autour du thème des identités numériques. Avec ses invités, Patrick Chatelier et Cécile Portier, il nous parlera du projet Général Instin.
Exceptionnellement, cette rencontre aura lieu dans la galerie du Géant Casino de Saint-Brieuc. Elle sera gratuite et aura lieu à 18h30 le jeudi 19 novembre
. »
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Recevoir, interroger, lire avec – ici, avec Cécile Portier et Patrick Chatelier.

Belle façon d’entamer pour moi cette série de séjours qui, mis bout à bout, constituent cette résidence,  comme les matériaux posés sur le blog, qu’il s’agisse des textes d’ateliers, des interventions des auteurs, des recueils de paroles ou des billets personnels, constituent et constitueront mis ensemble une forme – un objet éditorial spécifique, hybride par ses matières, uni par le lien qui les agrège : ma présence ici, mes envies littéraires, et mon ambidextrie interventionniste.

Mon écriture se constitue de lire, avant tout (mon herbier sur tumblr et le paysage qu’il constitue n’en sont pas la moindre trace – ténue et discrète trace).

J’ai écrit sur chacun d’entre eux deux. A propos de Patrick, de ses deux premiers livres, infiniment petit puis Maternelles, ici. A propos de Cécile, par deux fois : pour la Maison de la poésie de Nantes, où je je l’ai présentée sur scène en 2012 (lire ici), puis pour le site ciclic-livre, où j’ai présenté plus amplement son travail dans sa dimension (pleinement) littéraire et (pleinement) numérique, fin 2013 (lire ici).

J’ai écrit avec, aussi – le projet Général Instin a immensément compté dans mon trajet : un des tout premiers textes que j’ai lus en public le fut avec Patrick, en 2007, pour remue.net : il s’agissait d’une conférence – pas tout à fait une conférence, non : plutôt une conférence contenant sa parodie sans cesser de tenir parole. Un moment infiniment drôle-et-pas-que.

Le numérique en tant que lieu & lien

Nous parlerons donc de leur identité d’auteur, de la façon dont elle s’éploie, via le numérique. Mais pas uniquement : le numérique n’est jamais à envisager seul, il est lieu et lien : et Cécile en a fait un outil de dialogue efficace pour aborder une jeunesse sociologiquement loin d’elle, mais aussi une matière à performance sur scène. Quand Patrick, au coeur du projet Instin, qui constitue un immense geste d’écriture avec (avec les autres, avec le récit du monde, passé présent et espérons-le, futur), en a usé pour se défaire, pour déchirer le costume et le multiplier : par l’usage des réseaux sociaux, donc, où le Général est nombreux, au sens littéral – mais aussi en ateliers, à Arcueil, en 2007, et dans la rue, à Belleville, ces dernières années, en pleine immersion urbaine, en dialogue avec des street-artists.

A jeudi soir, donc.