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Séance 2 | fenêtres

fenetre-lg2000--Déroulé, principes.

Autour d’un extrait de Patrick Goujon, Moi non, page 48,

Et de Ce jour-là de Tanguy Viel (éditions Joca Seria)

À ma fenêtre ( « je vois »)

 « Faire un inventaire, une liste exhaustive de tout ce que vous voyiez depuis une fenêtre (réelle ou imaginaire », durant une journée que vous passeriez campé derrière, ou un seul instant). Tentez de tout décrire, ou du moins de nous faire voir les choses, le paysage, les gens… et le déroulement du temps ;

Commencez par « Quand j’ouvre ma fenêtre, je vois», et continuez.

Quand vous aurez « épuisé l’œil », enchaînez avec « J’entends (…) » et continuez.»

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Textes ci-dessous ou regroupés dans cette rubrique.

DE CHEZ MOI

Si j’ouvre ma fenêtre, je vois le camélia avec ses jolies fleurs blanches. Les mésanges qui viennent tout au long de la journée picorer les boules de nourriture mises à leur intention. Ma petite cabane de jardin peinte en gris et rouge. Je vois aussi les chats des voisins qui   traversent mon jardin de temps à autre.

Bien sûr il y a la petite fontaine avec le murmure de l’eau sans discontinuer.

Je ne vois pas mes voisins, mais on peut entendre leurs chiens, je sais lorsqu’ils font le barbecue , poisson, saucisses…

Bien sûr j’entends les enfants faire de la trampoline, l’été il y a la petite piscine, ce sont des éclats de rire tout au long de l’après-midi.

Je change de fenêtre, là je vois la rue très calme, puisque c’est une impasse. Quelques voitures de garées. Les grands sapins sur le petit rond-point sur lesquels nous avons installé des nichoirs, au printemps je vois le va-et-vient des oiseaux qui viennent nicher. Et puis l’envol des oisillons.

En fin de matinée je peux voir mes voisins se rendre à leurs boites à lettres. La taille des petites haies qui longent le trottoir se fait plutôt l’après-midi, nous sommes nombreux à être retraités.

Marie-Annick

 

 

 

Flashs de vie

Si j’ouvre ma fenêtre, je vois ma jardinière de géraniums encore fleurie malgré l’hiver, posée sur le rebord de la fenêtre,

Je vois la pelouse de mon jardin, devant la maison, tous les trous que mon chien Popeye fait quand il scarifie la pelouse quand le voisin du fond de la rue passe devant la maison

Je vois le muret de la clôture qui aurait bien besoin d’un bon nettoyage, je vois les flaques d’eau sur la rue quand il pleut, la brillance du goudron reflétée par le soleil, je vois le ciel où les nuages se  bousculent avec le vent qui les pousse, je vois les maisons de l’autre coté de la rue,  celle de ma nouvelle voisine Suzanna qui vient de Tchéquie, je vois ses deux petits enfants faisant du vélo quand il fait beau, je vois ma voisine Joelle qui fait des allers retours avec sa voiture, à l’école, à la villa Carmélie, au boulot, je vois le matin un ballet de voitures quittant le lotissement et revenant à leur place pour la pause de midi, je vois la factrice sur son vélo électrique s’arrêtant devant ma boîte aux lettres, je vois les premiers arbres du Bois Boissel qui se dévoilent derrière les maisons de mes voisines, je vois les feuilles qui tombent en cet automne, je vois les promeneurs qui descendent dans le bois pour promener leur chien, les joggeurs qui courent, je vois des nuées d’oiseaux qui survolent le haut des arbres, je vois une pie qui se pose sur la gouttière de la maison d’en face, je vois un petit lapin sorti du bois qui s’invite dans notre rue et même jusque dans mon jardin, je vois de la fumée qui se dégage d’une bouche d’aération pensant au début que c’était ma voisine qui mettait sa cocotte minute à refroidir, je vois le chat de  Marie-Hélène ma voisine du fond de la rue qui se cache sous les voitures ou se couche sur un muret et observe les alentours, je vois le soir, derrière les rideaux de ma voisine Joelle, des ombres avec les lumières allumées laissant imaginer l’intimité de la pièce. Je vois la nature qui change au fil des saisons…

Annie

 

fenêtre de bureau

Si j’ouvre ma fenêtre, je vois un rideau de pluie, drue, épaisse. Je la referme et regarde au travers ; des parapluies, des ados en direction du collège, tête nue, alors que les plus petits ont leur capuche bien boutonnée . Sur le boulevard, les voitures qui lancent des gerbes d’eau quand elles serrent un peu trop près le trottoir et roulent dans le caniveau. Deux traits, rangées de phares qui partent du rond point et se continuent au delà de mon champ de vision, jaune sur la gauche, rouge sur la droite. Les essuie glaces, vitesse double. Le bus, avec quelques dessins dans la buée des carreaux.  Le parking, pas encore occupé – je suis la première arrivée.

 

à la fenêtre de Pierre

Si j’ouvre ma fenêtre, côté rue,  je vois ma rue, les maisons qui se trouvent en face (au moins 6, de la même grandeur, 2 étages pas plus), derrière, c’est le parc avec 3 HLM et le parc au milieu. Derrière les petites maisons, il y a le mur du Sacré Coeur qui sépare, il y a un terrain de foot. Je vois la pelleteuse et les camions qui sont en train de faire les travaux ; ils mettent l’électricité et les égouts dans la rue. dans la rue, à 6h 1/4 ou 6h 1/2, les gars de la ville qui vident les poubelles.

De l’autre côté (salle de séjour) je vois les jeunes qui jouent au foot même si ce n’est pas un terrain de foot, c’est juste des bancs. S’ils ne jouent pas au foot, ils grimpent sur les jeux du parc, c’est les gamins du quartier ils sont nombreux, des grands et des petits.

L’été, les gens qui viennent d’ailleurs jouent aux boules, l’hiver on les voit jamais jouer aux boules, ce sont des gens que je connais pas

des gens qui se promènent avec leurs chiens, dès le matin, avant d’aller au boulot ou de repartir faire leurs courses à Lidl pour les anciens.

quelques voitures passent, toujours les mêmes, même si c’est interdit

Pour la Fête de la musique, trois ou quatre personnes mettent de la musique sur une chaine, quelquefois celui qui s’occupe de ça se met à chanter, les gars de la ville ont mis les lumières, ça arrive que des gens dansent.

des gens qui jettent du pain, les goélands et les pigeons viennent le manger ; des pies aussi, mais moins. Il y avait une affiche qui interdisait de donner à manger aux pigeons, sous peine d’amende.

Dans le parc, il y des chats.

Si j’ouvre ma fenêtre, j’entends les véhicules dans la rue, les gens qui montent et qui descendent mais ils ne font pas beaucoup de bruit.

A neuf heures, on entend des conversations, des cris des gosses quand ils jouent au foot, tu m’as passé la balle, on les entend, c’est normal c’est des gosses – c’est pas un terrain de foot, c’est un parc il y a un endroit où ils peuvent jouer, ce petit bout de terrain est fait pour jouer aux boules mais il sert aussi à jouer au ballon. L’hiver il n’y a pas de boules, c’est que l’été. Des vacanciers, que je ne connais pas.

J’entends le bruit de la chaudière quand elle se met en route. Le chien du voisin se met à gueuler dès qu’il entend une sonnerie de l’entrée, le mien fait ça aussi.

Des fois, le facteur qui discute avec les voisins, vers 10h / 10h1/4.

Je vois chez ma voisine, à gauche, plein de fleurs et l’été elle met ses serins sur le balcon ; les moineaux viennent là aussi, surtout quand elle met un bout de plastique pour protéger du soleil et de la chaleur, c’est moi qui dis ça.

BRIEND Pierre