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Tentation de l’image arrêtée (et dire le son que ferait un geste)

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Plusieurs mois après, je nous écoute.

Nous sommes à côté du stade Hélène Boucher. Dans la salle omnisports. La salle de sports, pendant cette séance de basket, pour les 7-9 ans, du mercredi après-midi, c’est, d’abord, du son. Crissements aigus des semelles sur le parquet, détonations sèches des rebonds multiples et des tirs. Trente ballons pour autant de joueurs et joueuses qui s’égayent en même temps, c’est un crépitement continu. Cet agrégat de sons, tellement massif, précède toute autre appréhension de ce qui, ici, se joue.

Les gamins viennent du quartier pour certains, mais pas exclusivement — il y en a de tout Saint-Brieuc. Plusieurs mois après je les réécoute, nos interviews, souriantes et chaleureuses, assis dans un coin de la salle. Nos paroles sont hachurées par les ces détonations, ces grincements, et surtout par les consignes du coach (David Huitric, de l’Amicale laïque), persistantes, toniques — ce travail, cette intensité, cette concentration que c’est, de mettre en jeu (c’est-à-dire : en mouvement, réglés par des lois) des jeunes vies, des attentions aussi fragiles qu’intenses, comme celles-ci, me frappent : l’éducation populaire, ce dont parle si bien Yamina Benahmed Daho dans son livre Poule D (qui évoque lui le football amateur féminin), tient à cela :un souci constant, une ferme attention à l’autre — ça va bien au-delà d’une stricte générosité, d’un simple dévouement, cette affaire.

Plusieurs mois après, je réécoute, cet ensemble sonore, et la distance me fait voir mieux mes questions (les questions intérieures qui me poussent à formuler les questions que je leur pose), me remets au chevet de mes attentes, de mes présupposés ; j’observe ce qu’elles tentent d’induire, mes questions (en toute indulgence pour moi-même intervieweur : ils ont de 7 à 10 ans, ce n’est pas une sinécure que de les faire parler des gestes, qu’ils sont, évidemment, venus là pour effectuer, pas pour expliquer ni commenter).

Le sport chez les gosses me disais-je, c’est un rêve, le rêve d’un geste et de son éclat — au basket, majoritairement le shoot : viser, marquer. Mais la passe vaut, pour eux — et c’est une des surprises heureuses qui m’attendent, au relevé de leurs paroles : marquer n’est pas majoritaire, passer compte beaucoup, certains me disent même préférer être au départ d’une action, à la première passe.

Plusieurs mois après je les écoute, et ne cesse, toujours, de mesurer l’écart avec ce que produit le football — qui est le sport majoritaire, qui est aussi celui que je connais le mieux (ou le moins mal, pour le dire plus honnêtement). J’ai assisté ce week-end à un tournoi de jeunes footballeurs, d’assez haut niveau, et ai pu constater à quel point la tentation du geste, de celui qu’on appelle beau, petit pont, sombrero passement de jambe, feinte et course, joue d’un paradoxe : elle est la tentation d’une image arrêtée du geste (une forme d’effet poster), paradoxe quand il s’agit de mouvement, et véritable empêchement quand il s’agit d’un mouvement collectif. Le vainqueur du dit tournoi (la section 17 ans de l’OGC Nice, club pro, dont une large part de l’effectif deviendra pro, dont certains à coup sûr sont aux portes des sélections nationales jeunes), qui surclassait techniquement, individuellement, chacun des adversaires, a failli perdre sa finale par excès de vanité, par excès de cette tentation du geste — jouant trop perso, en somme.

Ici, ce qui vient très tôt, chez ces enfants, c’est le goût du basket en tant que jeu collectif. Chacun a quelque chose à faire, et ce quelque chose varie plus, et plus vite, qu’au football. Ça va plus vite, me disent-ils toutes et tous.

Ce qui déjà s’estompe chez les grands ados, estampillés NBA, sapés impec, posés là en attente, plus concentrés dans cette attente à produire de belles figures soli qu’à passer, passer, passer en bondissant comme font les petits.

Ils m’auront peu dit (mes attentes démesurées, tiens), sur leurs gestes : ils m’auront surtout dit leur plaisir : que ce soit par rapport au foot (plus collectif, plus vite), à la danse, au cirque, ils se sentent mieux ici, le basket leur donne plus : plus de gestes, plus de liens, plus de plaisir.

Mais quand même : le double pas (enchaînement pied droit pied gauche pour marquer), la triple menace (exercice de défense), il y a des gestes qui, s’ils ne sont pas aisément parlés, sont déjà joués et rejoués – et dès lors s’échappent, des carcans du langage comme de l’arrêt sur images.

Comme s’échappent ces sons, cet amalgame unique, ce jeu d’aigus graves, de scansions, qui rythment ce que j’écoute, et réécoute, des mois après.

Tout l’impossible de l’écriture est là. Toute la tentation de ce geste. A reprendre.

Et reprendre.

Encore.

 

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séance 6 – Mon Géant ton Géant leur Géant

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Mon Géant ton Géant leur Géant (6ème et ultime séance d’atelier d’écriture au collège Jean-Macé)

J’explique aux enfants ce que je fais certaines matinées dans la galerie marchande du Géant tout proche : m’installer, et écouter les gens, les enregistrer me raconter leur histoire de Géant.

Je leur propose d’ajouter leur voix à ce corpus, selon ce principe d’écriture, égrené progressivement :

La première fois que j’ai vu le Géant (et poursuivre)

La première fois que je suis allé dans Géant (poursuivre)

La première chose qu’on m’a achetée au Géant (poursuivre)

Au Géant, moi, je (poursuivre)

Les textes sont à lire ci-dessous

La première fois que j’ai vu le Géant, je devais avoir 5 ans, mes souvenirs sont vagues mais si je me souviens bien c’était pour aller voir ma nouvelle maison en construction.

La première fois que je suis allé à Géant, j’avais déménagé dans ma nouvelle maison, j’allais faire les courses car le frigo était vide. C’était quand il y avait le manège à côté de la porte pour accéder à Babou, bien entendu moi et ma sœur on était petits donc on voulait absolument faire un tour de manège et ma mère avait cédé, je prenais tout le temps la moto. Après ce petit tour de manège on pouvait aller faire les courses tranquillement.

La première fois qu’on m’a acheté quelque chose à Géant, c’était une pochette surprise de la couleur bleue il y avait des petites voitures… à la caisse car je n’ai pas le droit au chewing-gum ni aux bonbons durs.

Au Géant je vais souvent pour acheter des trucs.

La première fois que j’ai vu le Géant j’avais deux ou trois ans et je passais sur la grande route qui mène au rond-point. Il était tout gris et jaune mais entouré de boutiques comme le lasergame qui a changé de locaux et qui est maintenant à la zone de CINELAND.

La première fois que je suis allé dans Géant c’était une semaine après l’avoir vu et j’étais rentré par la grande porte qui est au centre du bâtiment, il y avait une galerie remplie de boutiques, il y avait des petits jardins au centre de l’allée et il y avait beaucoup de monde. Au bout de la galerie j’avais découvert un manège qui fonctionnait toute la journée avec une moto et je m’amusais soit à faire un tour de manège soit à courir dans la galerie de Géant et faire des allers et retours.

La première chose qu’on m’a achetée au Géant devait être des vêtements mais je ne me souviens pas bien de ça.

Et la première chose que j’ai achetée était une grosse boîte de Playmobil sur le Moyen-Age, il y avait un château, des chevaliers et un terrain où se passaient les tournois à l’époque.

Au Géant, moi, je ne fais plus que passer sur la route à coté parce que la boulangerie où mes parents achetaient le pain est fermée parce que le patron est parti avec la caisse et donc je n’y vais plus.

Je ne me souviens plus la première fois que j’ai vu le Géant, je pense que je ne dépassais pas les 7 ans et il y avait le laser game à côté (maintenant il se trouve vers Brézillet) et il n’avait pas la même couleur qu’aujourd’hui, parce qu’ils l’ont repeint.

Quand j’étais plus jeune et que j’y allais, le manège était encore là. Je me souviens que j’allais tout le temps sur le cygne et mon frère sur la moto.

Maintenant, c’est le vide, enfin il y a un magasin chinois.

Quand je passais dans la grande allée, il y avait un téléphone qui était plus grand que moi à l’époque, mais maintenant ils l’ont enlevé.

Je sais plus ce que j’ai acheté la première fois que j’y suis allée ça devait être un jouet.

Au Géant, moi, j’achète des bonbons après les cours quand j’y vais avec des amies, ça m’arrive de prendre des frites au kebab quand j’ai faim.

Sinon on va rarement faire nos courses là-bas, quand on y va, c’est souvent pour des cas d’urgence.

La première fois que j’ai vu le Géant, je devais avoir 5ans à peu près ?

La première fois que je suis allée au Géant, les murs de dehors étaient blancs, le magasin était un peu petit, il y avait pas beaucoup de rayons, ni de caisses…

Quand je suis repartie un autre jour, j’avais remarqué que le magasin s’était agrandi.

La première chose qu’on m’a achetée c’était une poupée Barbie je crois.

Au Géant, moi, j’y vais pour aller faire les courses avec mes parents, pour m’acheter des bonbons, pour sortir avec mes copines…

La première fois que j’ai vu le Géant, c’était en passant par l’entrée où il y a la grande coccinelle, et j’ai vu toutes les voitures et le grand magasin.

La première fois que je suis allé à Géant, on s’est garé sur le Parking et j’ai vu l’ancien Laser Game, je pensais que c’était un magasin qui vendait des Lasers.

C’est ici que mes parents allaient faire les courses. À chaque fois, je voulais faire un tour de manège, mais je n’en ai jamais fait ici. À chaque fois, je voulais aussi acheter un truc dans les petits distributeurs, mais je n’ai jamais rien acheté non plus.

La première chose que j’ai achetée, ça doit être un paquet de bonbon, je devais avoir 9-10 ans, avec des copains

Au Géant,  moi, j’y vais jamais, sauf parfois pour acheter des bonbons.

La première fois que j’ai vu le Géant, j’avais 9 ans, il était repeint en noir, le signe de Babou était en jaune et il est toujours en jaune. Il y avait des lumières dans les lettres le 2ème B ne s’allumait pas la lampe était brulée ils l’ont jamais changée aujourd’hui le 2ème B de Babou ne s’allume toujours pas.

La première fois que je suis allé a Géant il y avait un manège ou il y a un éléphant, une moto et un cygne, je faisais le caïd avec la moto je me sentais fort, le chinois qui vendait des valises et tout me regardait toujours je sais pas si dans sa tête il m’insultait.

La première chose qu’on m’a acheté c’était des gâteaux moelleux fourrés au chocolat.

Au Géant, moi, je vais acheter des Brownies, des boissons, des gaufres, des kebabs ,  pour aller avec mes cousins et mes amis faire un beau foot au Sintétique .

La première fois que je suis allée à Géant j’étais partie faire des courses avec mon père pour le ramadan on a acheté de la viandes (merguez etc…), du cachir, des pois chiche, du couscous, des bonbons, selecto mirinda ifri j’avais entre 5 et 6 ans. Après j’ai fait un tour de manège !!!

Au Géant, moi, je vais acheter des bonbons

(Cachir : saucisson algérien)

La première fois que j’ai vu Géant je trouvais qu’il était plutôt banal (et c’est toujours le cas).

La première fois que j’y suis allé c’était plutôt vide il n’y avait personne ! Comparé à des centres commerciaux comme Leclerc ou Carrefour. La première fois où j’y suis allé j’ai acheté des bonbons.

Moi j’y vais presque jamais car je préfère aller au Leclerc.

La première fois que je suis allée et quand j’ai vu le Géant je devais avoir quatre ans je me souviens y avoir été avec ma petite sœur pour faire un tour de manège ; j’allais toujours sur le cygne et ma sœur sur l’éléphant je ne me rappelle plus ce que j’ai acheté la première fois que j’ai été à Géant.

Au Géant moi je vais manger un kebab avec mes copines, je vais acheter des bonbons le soir après les cours.

La première fois que j’ai vu le Géant, il n’était point rouge mais blanc. Il me paraissait petit pourtant c’est un bâtiment assez grand. J’étais très petite.

La première fois que je suis allée à Géant c’était pour que mes parents puissent m’endormir car je ne pouvais pas dormir sans qu’il y ait du mouvement. Ensuite j’ai pu faire un tour de manège sur l’éléphant. Une autre fois j’ai pu faire un tour de manège avec le taxi (américain).

La première chose qu’on m’a achetée au Géant était une baguette de pain, par mes parents, pour que je puisse manger le crouton de cette baguette pendant qu’on était dans le Géant pour que je ne bouge pas.

Au Géant, moi, je ne vais jamais seule. J’accompagne mes parents pour porter les courses ou pour porter les bouchons car nous récupérons les bouchons de Géant.

La première fois que je suis allé à Géant c’était avec ma mère je me souviens qu’elle faisait les courses pour son anniversaire et que elle m’a donné 20 € pour lui acheter un cadeau et je lui ai acheté des fleurs je lui avais pris la première chose que j’avais trouvée et la moins chère pour garder l’argent.

Maintenant j’y vais avec mes amis pour acheter des bonbons et souvent le midi pour manger grec et avec ma mère pour faire les courses

La première fois que j’ai vu Géant j’avais 11 ans il était jaune je pense il y avait pas une boutique de lunettes à cette époque ni de Beauty Success

La première fois que je suis allée au Géant j’étais avec ma grande sœur et mon petit frère pour faire une course je ne sais plus ce que j’y ai acheté.

La première chose qu’on m’a achetée à Géant c’était des courses car on était en plein déménagement.

A Géant, moi je vais acheter des choses avec des amies acheter pleins de choses

La première fois que je j’ai vu Géant il était différent il n’y avait pas Babou c’était M. Bricolage à la place mon père y travaillait il y a plus les mêmes voitures que avant les voitures étaient vielles maintenant elles sont plus récentes il n’y avait pas les mêmes magasins dans la galerie.

La première fois que je suis allé au Géant c’était pour faire des courses avec ma mère à mes 4ans on y allait assez souvent la première chose que j’ai achetée au Géant c’était des bonbons puis des gâteaux puis des chips…

A Géant moi je n’y vais plus souvent mais je le vois quand même tous les jours quand je vais à l’école

La première fois que j’ai vu le Géant : je devais être bébé

La première fois que je suis allée au Géant : je devais être bébé ça devait être pour faire des courses ou pour m’acheter des jouets

La première chose que j’ai achetée au Géant je m’en rappelle pas

ou qu’on m’a achetée

A Géant j’y vais des fois avec ma mère pour faire quelques courses

A Géant, moi je vais tous les jours acheter des Doritos à la crème fraiche et oignon et un sandwich au thon et aussi un kebab

La première fois que j’ai vu le Géant j’avais 9 ans il était gris car maintenant il est rouge il y avait titigil a la place de aravi maintenant il y avait pas midas pour réparer les voitures il fallait aller autre part.

La première fois que j’ai été à Géant j’ai aussi été dans un petit manège et aussi j’ai été acheter du pain dans la boulangerie qui est fermée maintenant

La première fois que j’ai acheté quelque chose à Géant c’était un petit ballon Bob l’éponge pour ma petite sœur qui avait à l’époque 4 ans et aussi ma mère m’avait acheté une gourmette en or que je peux plus mettre car elle est trop courte

La première fois que j’ai vu Géant c’était avec un pote, je venais d’arriver à Saint Brieuc j’étais en vélo et on allait acheter des bonbons, on cherchait le rayon bonbons, on l’a cherché pendant 10 min ! Au final on avait pris des Carambar et des Schtroumpfs. Depuis Géant ça a changé, il a été repeint en rouge, le magasin Titigil a été changé par un magasin chinois. Souvent on voit des mecs à l’entrée avec des chiens et des bouteilles d’alcool

Moi à Géant j’y vais pas souvent mais quand j’y vais c’est avec des potes. Je vais tout le temps acheter des bonbons parce que j’ai faim et du coup j’achète des Pépito ou des Granola ou des Haribo sauf que après j’ai plus d’argent.

La première fois que j’ai vu Géant : C’était il y a pas mal de temps maintenant. Il me semble que j’étais dans le caddie, et à chaque fois que nous rentrions dans l’entrée principale avec mon père, ça puait la cigarette, et une fois la première porte passée, ça puait, à cause de l’odeur venant des toilettes. Il y avait un manège, et souvent je demandais à mes parents de me laisser faire un tour mais ils ont toujours refusé ! En plus, l’extérieur de ce magasin était moche, et ses lettres en rouge ne fonctionnaient pas toutes. Ca faisait moche. Je n’ai jamais vraiment trop aimé ce magasin.

La première fois que je suis allée à Géant… ça date !! Je ne saurais pas dire quand précisément. Mais il me semble que je devais avoir entre et 2 et 3 ans… ! J’y allais souvent avec mon père, mais parfois j’y allais avec ma mère. Jamais les deux en même temps, car un de mes deux parents devait s’occuper de mes grands-frères. Quelle corvée !

La première fois que j’ai acheté au Géant… D’aussi loin que je me souvienne, les premières choses que l’on a dû m’acheter au Géant, c’était des boucles d’oreilles, car on venait de me percer les oreilles, ça fait très mal ! Sinon, comme « jouet » ou autre, ça devait être des livres, bande dessinée, album, roman. Et autrement j’aimais bien les jouets et j’en réclamais souvent à mon père ! Bien que il ne cédait pas tout le temps. Sûrement des poupées, ou des animaux en peluches ! Je crois plutôt peluches mais les poupées, c’est probable aussi.

Depuis quelques années, maintenant, je ne vais plus à Géant, car je trouve cela inutile étant donné que je n’ai pas le temps, et car je préfère aller à E.Leclerc, vu qu’il y a un espace culturel où je peux lire des livres, sans que personne ne vienne m’embêter.

La première fois que j’ai vu le Géant, il était peint de couleur blanche, avec les lettres en rouge et la mascotte en vert, le parking était assez grand, il y avait des poubelles, des arbres sur le parking, des panneaux, de l’herbe

La première fois que je suis allée a Géant, j’ai trouvé ce commerce assez grand avec dedans un kebab qui est toujours là, il y avait une boulangerie qui n’est plus là maintenant, il y a un petit Casino avec des pâtisseries dedans, plus loin quand on y rentre on peut voir des vélos, j’y vais pour faire les courses.

La première chose que j’ai achetée au Géant c’était du poulet, ou des bonbons, ou je sais plus quoi.

La première fois que je suis allé au Géant j’avais 7 ans j’y suis allé pour faire des courses.

Maintenant je vais à Géant à peu-près une fois par mois

La première fois que j’ai vu le Géant il n’y avait pas de Babou.

La première fois que je suis allé au Géant j’étais avec mes parents, mes deux sœurs, il y avait un manège ou j’allais parfois.

La première chose que j’ai achetée au Géant était un paquet de bonbons.

A Géant moi j’achète des bonbons.

La première fois que je suis allée au Géant (c’était quand j’avais entre quelque mois et 1 ou 2 ans, on m’a raconté) c’est ma mère qui m’emmenait car j’étais trop petite pour rester toute seule à la maison et j’aimais bien aller dans le caddie. Mais ma mère me grondait car je ne faisais que de bouger. Vers 5 ans j’aimais bien aller au rayon jouet mais c’était très très rare.

Je ne vais jamais au Géant car je m’ennuie et ça ne sert à rien, ma mère fait juste les courses pour la semaine. En plus elle le fait quand on est au collège et tant mieux ! Et il est de plus en plus moche ! Et je déteste Géant surtout la galerie qui est de plus en plus vide et quand on y va le samedi il n’y a que des vieux (ça devient plus une maison de retraite que un super marché).

La première fois que j’ai vu Géant, je ne m’en rappelle pas vraiment, je devais être petite. Il y avait ce « Géant » écrit en gros et en rouge.

La première fois que je suis allée au Géant, j’étais avec ma mère, on était venues en voiture, il faisait froid, je crois, je l’avais suppliée de faire un « petit manège ». J’avais l’impression d’être dans un labyrinthe : tout était grand, immense. Je me souviens d’avoir vu les jambes des gens, je m’agrippais à la main de ma mère, j’avais trop peur de me perdre dans ce flot de monde, de bruits. Je jouais à cache-cache dans les rayons et je voyais « ce » rayon jouets, le rayon jouets : je voulais y aller. Tout dans ce rayon me donnait envie, il y avait d’autres enfants, de la couleur…Je me rappelle que la première fois que je suis allée à Géant, on a fait des courses mais j’ai aussi découvert le « lave-auto », j’adorais ça, je restais dans la voiture et je regardais l’eau et le savon couler sur les vitres.

Moi je passe devant Géant tous les matins en sortant du bus mais je n’y vais pas. Parfois j’y vais avec ma mère, pour faire des petites courses, mais c’est rare.

La première fois que j’ai vu Géant, les murs étaient peints en blancs et les lettres de Géant, il y avait pleins de voitures et moi je déménageais, derrière Géant où des maisons venaient d’être construite.

La première fois que je suis allée à Géant c’était pour faire les courses avec ma mère.

La première chose qu’on m’a achetée à Géant c’était des bonbons et des chips puisque c’était mon anniversaire .

La première fois que j’ai vu Géant c’était quand j’avais 2 ans, j’étais avec ma mère et mon père, il y avait un manège coloré derrière nous et il y avait beaucoup d’enfants autour.

La première fois que je suis allé au Géant on y était allé pour m’acheter des vêtements, et des jouets.

La première chose qu’on m’a achetée au Géant c’était un ballon Superman.

La première chose que j’ai achetée à Géant c’était un cadeau de Noël pour ma sœur.

A Géant, moi j’y vais souvent pour acheter des bonbons et pour en passer à mes potes.

Au Géant

La première fois que j’ai vu Géant il paraissait assez grand il n’avait pas les mêmes couleurs que maintenant, les magasins qui étaient à côté n’étaient pas les mêmes par exemple à côte du magasin de pneus il y avait un laser game et les couleurs de Babou étaient jaunes.

La première fois que je suis allée à Géant je devais avoir 8 ans, j’étais avec une pote, il n’y avait pas tous ces magasins dans la galerie. Je crois me souvenir qu’il y avait des petits manèges où des enfants jouaient.

La première chose que j’ai achetée à Géant c’étaient un paquet de bonbons.

Quand je vais à Géant, je suis souvent avec des potes à moi. On y va le plus souvent à la fin des cours pour acheter des trucs à manger. On passe à chaque fois, au moins 20 minutes à choisir ce que l’on veut.

Vu d’en haut, et traversé : MON paysage

Suite à l’exercice de cartographie « à main levée » de la séance 4,

lecture est d’abord faite de l’intro du très beau et récent livre de Hélène Gaudy, « Une île une forteresse » (Inculte).

« de haut, c’est une étoile. On peine à compter ses branches, mangées dans les angles par des plantes voraces. On zoome et sa structure se dessine, en son noyau une place centrale, rectangle où l’on devine la forme d’une fontaine. Au ras des toits rouges le survol est fluide, rectangles imbriqués, casernes de Dresde, de Hanovre ou de Hambourg. À son approche, le car longe une piscine vide, un petit lac. Au milieu d’un champ, l’îlot de pierres d’un cimetière. De minuscules cabanes de bois noir, un homme qui bronze dans son jardin entouré de géraniums vifs, des champs de maïs, une station d’épuration, la forme violette au loin des monts de Bohême, des tournesols par milliers, un tracteur dans un nuage de poussière, le lacis des rivières. »

Puis, chacun retrouve sa carte. Et procède de même. Une approche textuelle en deux phases :
1/ d’en haut, que dessine ma carte
2/atterrissage et traversée de ce paysage : « qu’est-ce qu’il y a autour de moi ? » « qu’est-ce qui manque (sur ma carte) ?

 

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Il y a des ronds, des carrés , des rectangles, des demi-cercles , des traits , il y a des rectangles et des carrés un peu partout pour représenter des maisons et des immeubles, il y a 3 rond-points , il y a un stade au nord-ouest, il y a Géant (magasin), Babou (magasin) , Midas (garage), Arravie (magasin) au sud-est de la carte , la caf au nord , le collège au centre de la carte .

On voit pas les personne , y’a pas d’arbre , pas de voitures , il manque les rue, les chemins , le vent , le ciel , les nuages.

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Il y a des petits rectangles et des grands rectangles.
On voit des traits en continue.
Un point rouge pour dire où nous sommes.

Les grands rectangles ce sont des représentations de clôtures.
Les petits rectangles représentent des bâtiments d’école.
Les rectangles rayés ce sont des maisons ou des immeubles(habités ou pas).
Les traits ce sont des routes.

Ils manquent sur cette carte le relief, les voitures, les oiseaux, les arbres, le ciel, la pluie, les bruits des bavardages dans les écoles (des 4E) et dans les rues. Ils manquent les passages piétons, les lampadaires, les plantes la verdures et de la couleur (à par le point rouge).

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(ahmed abli ?)


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Sur ma carte je vois :
des ronds
un rectangle
des traits
un carrée
des triangles
des traits

Le rectangle c’est le bâtiment du collège
les rond ce sont des ronds point, il y a des plantes
les trait ce sont des passage piétons et les place de parkings
le carré c’est le champ
les traits sont les passages piéton et le chemin de la route

Dans mon dessin il maque des nuages, des arbres, le vent, des voitures, des oiseaux, de l’herbe, les rues, des personnes,
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Sur ma carte je vois des carrés des rectangles des écritures et des lignes.
Les carrés entre les petits rectangles représentent des voitures et les petits rectangles justement représentent des lignes de peintures pour délimiter le parking.  Le petit triangle représente babou. Le grands rectangle représente Géant Casinon. tm. Le petit rectangle sur le coté représente un magasin de nourriture chinoise qui s’appelle ARAVI (Ce n’est pas très bon je ne recommande pas) et voilà.

Il manque des arbres des poubelles noires des petits poteaux en pierre.


Je vois un triangle puis il y a un rectangle des carrés plusieur traits puis enfin un dernier rectangle
c est babou geant casino des vehicule mobiles des places de parking et un magasin chinois

il manque de l’herbe sur le sol du bitume su le sol des petit poto en pierre des passage piéton le drive de géant des piétons des places de parking des piétons les fenêtres du toit de geant les garage midas la station les insectes les chiens les oiseaux

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Il y a des rectangles qui sont des bâtiments des maisons les ronds sont des ronds points les plus gros rectangles sont des parkings il y’a un mouvement d’essuie- glaces comme si on avait balayé tous les bâtiments.

Il manques des mouvements, des oiseaux, des nuages, des arbres, des voitures, des bruits.
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Sur ma carte il y a des ronds, des rues, des petits carrés des plus grands, des maisons. dans les maisons il y a des chambres, des lits, des rideaux, une salle de bain avec des robinets une baignoire. Dans la cuisine il y a des services des télés une table une console un tapis des fruits.
Un collège dans le collège il y a des salles dans les salles il y a des tables avec des chaises le tableau des ados ou enfants des ordinateurs des souris des feuilles une poubelle ,
Une voiture dedans il y a un frein à main un guidon des sièges, des rectangles avec des tous petits ronds, les rond points me font penser à des pieuvres.

Ce qu’il manque dans le dessin sont les arbres les buissons les voitures qui roulent le soleil qui brille les amis qui marchent en chantant n’importe quoi les fourmis les araignées les oiseaux qui chantent les feuilles qui tombent les voitures qui sonnent.
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Il y a: des ronds avec des lignes en intersection du rond

Il y a: des carrés avec à l’intérieur plusieurs carrés

Il y a: des indications ; ronds point, un carré avec écrit jean Macé, un carré avec Babou, un carré avec géant casino, un pont…

Il y a: des routes plus larges qui passes par des ronds-points avec plusieurs sorties, une avec une sortie sur un rond-point.

Il y a: un deuxième rond-point avec sur la droite un petit chemin qui passe pour aller au portail du collège, à gauche sur une route et tout droit sur une grande route qui à gauche il y a un rond-point ou y a un espace commercial avec un parking, Bambou, géant casino…

Il manque: entre les deux ronds-points de la verdure, vent qui fait bouger les arbres, les voitures sur la route avec leurs feux pour la nuit, les lampes de la rue devant jean Macé…

Il manque: les étoiles de la nuit, les personnes sur les trottoirs, les voitures garées sur le parking de géant casino, et les voitures a la station essence
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Il y a des rectangles au bord de la carte, des formes aux bords arrondies, des lignes formant des allées et un rectangle quadrillé ainsi qu’un ovale qui se fait couper par deux lignes.
Les deux formes au bords arrondis sont deux voitures, le rectangle quadrillé est un parking, les rectangles représentent des bâtiments, je vois comme un enclos, certaines lignes sont des délimitations sur les bords de la carte. Il y a une zone fleurie que je ne distinguais pas avant, un arbuste, un endroit où s’abriter qui est sûrement l’enclos remarqué de plus haut, des escaliers et une petite rambarde, le bâtiment qui se tient à l’écart est le bâtiment administratif j’y vois des logements à l’étage.
Sur la carte il manque le gymnase, le plateau, l’échelle n’est pas bonne, la route, la cour, le trottoir sur le bord du bâtiment principale, les élèves, l’herbe entre le plateau et la cour, les arbres à l’entrée du collège, le parc à vélos, le parking arrière, le parking pour les parents, les élèves qui crient, les informations sur la météo, le vent qui souffle sur les arbustes, les professeurs, la couleur.
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Il y a des traits, des ronds dans des ronds, des triangles, des carrés dans des carrés, des rectangles plus petits que d’autre et d’autre plus grand, des triangle dans des carrés, il y a aussi des T et des petits traits en travers des deux autres grands traits.

Les triangles sont des voitures les traits sont des routes, les petits traits en travers des deux autres grands traits sont un passage piéton en travers de la route, les triangles sur les carrés sont maisons, il manque le vent la pluie le soleil le jour la nuit car on ne peut pas les dessiner
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Il y a :
-un triangle allongé de côté un peu bossu et un trait en haut à droite ( c’est la Bretagne )
-un rond et des petits points autour tout en haut, une île
-des noms de grandes villes un peu partout
-un monstre du Loch-Ness
-une moitié de triangle en Normandie
-un groupe d’éoliennes
-un poisson
-un coquillage
-Océanopolis
-une fôret
-un tentacule qui sort de l’eau
-des bateaux de pêche et des mouettes
-des voitures et des camions

Il manque :
-des détails sur la côte de la Bretagne
-des grands bâtiments un peu partout
-des routes
-des fleuves
-de la couleur
-le relief
-le vent
-des odeurs
-d’autres grands bâtiments
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il y a des rectangles plus petit que d’autre, une zone remplit de trait, un grand rectangle avec plusieurs petit rectangle dedans, un rectangle représente un gymnase, un notre rectangle représente un bâtiment, un notre rectangle plus haut représente un collège, un notre rectangle appelé bâtiment administrative, une zone remplit de trait représente de l’herbe, un notre rectangle avec plusieurs petit rectangle dedans qui représente un parking avec plusieurs place dedans

il manque des arbres, des endroits d’herbes, des marches devant les bâtiments, des voitures sur le parking, des grillages, des bancs, des places de parking,
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Sur la carte il y a mon département (Côtes-d’Armor); il y a ma ville (Saint-Brieuc); il y a mon quartier; il y a mon collègue (Jean-Macé); il y a trois parking un pour les profs , un pour les parents d’élèves et un pour les vélos (pour les élèves); il y a le bâtiment de l’administration, celui pour les cours, celui pour la cantine, celui de la segpa, le gymnase; il y a trois rond-points, la cour de récré, le terrain de foot et de basket; il y a des espaces de verdure (9);
Il y a des routes, des passages piétons, des trottoirs; il y a un arrêt de bus…
Mais il manque 2 autre routes relier au grand rond poing et aussi au petit rond-point de gauche; l’école primaire à côté (le grand clos); des voitures et des personnes.

-Sur la carte :

il y a des gros blocks

il y a des rectangles

il y a des grandes lignes

il y des ronds

 

-Vu d’en haut,on ne voit que des formes. Mais en s’approchant :

je vois un collège

je vois un parking

je vois des batiments

je vois des arbres

je vois des vélo

je vois de l’herbe

je vois un abri de bus

je vois la sortie du self

je vois une route

je voit des ronds-points

 

il n’y a pas de personne

il n’y a pas de voiture

il n’y a pas de bus

il n’y a pas de but de foot

il n’y a pas de panier de basket

il n’y a pas géant

il n’y a pas des maison

il n’y a pas le stade helene-boucher

il n’y a pas des chats

il n’y a pas des chiens

(Nathan, sur la carte de Lola)

 

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Je vois des formes carre et quand je me rapproche je distingue le self le bâtiment segpa et le gymnase et aussi le parking et longue forme rectangle qui semble être un haie et une forme ronde qui ressemble a un rond point

Il manque le hangar a vélos et aussi le plateau ou il y a les panier de baskets et des buts de hand-ball, l’école du Grand Clos

et aussi les arbres et des bancs.
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Je vois des rectangles, un rond, un bonhomme mais quand je me rapproche il y a un rond – point, un parking avec une place handicapés, une boulangerie, un collège qui s’appelle Jean-Macé, un passage piéton, des routes qui vont dans plusieurs endroits.

Il manque : sur la carte une école qui s’appelle le Grand Clos Géant et Baboo qui sont des magasins , un Tabac et la forêt derrière, des maisons, un lycée, une école qui est à l’Est du tabac et de l’autre côté il y a une pharmacie avec des bâtiments en face.
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D’en haut je peux voir du blanc et du noir, des lignes, des ronds, des carrés, des rectangles.

En me rapprochant je peux apercevoir que les ronds représentent des ronds point qui mènent à plusieurs endroits, le rectangle en bas à droite représente le bar – Tabac, le rectangle au milieu à gauche représente de l’herbe, comme de l’autre côté, je peux voir aussi un arrêt de bus, je vois aussi un parking avec une voiture, et une moto, ensuite les deux petit rectangles en bas à gauche représentent les deux bâtiment du collège, a côté il y a un local a vélo,

Il manque aussi sur cette carte, des personnes, des animaux, des voitures, des motos, des bâtiments, des lotissements de maisons individuel, des routes, des arbres, des vélos, des lampadaires, des grillages, des panneaux comme, céder le passage, stop
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Il y a un collège qui s’appelle : Jean Macé, ce collège est constitué d’un bâtiments segpa et juste à côté il y’a le gymnase la forme u représente le collège et une école primaire qui s’appelle : Le grand-clos.
Au bord du collège et de l’école primaire il y a une route ou tout autour il y’a des arbres qui ont été raser depuis dans le collège il y’a dans la cour un petit blanc au tour du blanc il y’a 2 arbres ensuite, le grand U représente une grande route ou il y’a 2 rond-point ou sur une y’a une petite voiture qui longe une grande rue ou il y’a des maisons et des bâtiments.
Il manque sur cette carte un bureau de tabac, une boulangerie, un parking, un lycée, une station d’essence, une église, une forêt, un stade de foot, d’autres appartements, d’autres maisons, un autre collège qui s’appelle Sainte Marie un peu plus loin des magasins qui suivent une grande route et il y a un cinéma, un fast food. De l’autre côté il y’a chaque année il y a une fête foraine qui s’appelle Luna-park, il y’a aussi une piscine des bus qui passent des deux sens toutes les 15 minutes a peu près ensuite ces tub peuvent nous déposer en villes ou ils se trouvent plusieurs magasins comme par exemple les Champs il y’a encore un autre collège qui s’appelle le Braz en montant la pente il y a la gare de Saint-Brieuc.

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Il y a un carré, je me rapproche et je vois un petit cercle à gauche du carré, puis un rectangle collé au carré.
Je me rapproche encore et je distingue que dans le carré il y plein de petits rectangles qui semblent être des bâtiments, puis le cercle que j’ai vu qui semble être un rond-point, le rectangle que j’ai vu qui semble être un parking.

Le lotissement à gauche du rond-point est manquant, il y a aussi l’école qui manque derrière le terrain du collège,
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Il y a des carrés des ronds des traits des croix plein de petits carrés mais qui représentent des maisons des bâtiments un collège des ronds point des routes de la verdure des places de parking c’est le collège jean Macé avec ses places de parking à l’entrée du portail des profs mais je vois aussi le rond-point à côté de la barrière qui mène jusqu’au portail des élèves mais aussi l’intersection de plusieurs routes qui mènent je ne sais où.
Il manque des arbres, des fleurs ,des gens, mais aussi des parcs a vélo,  des buissons ,des animaux ,des chats et chiens des voitures, d’autre maison, des bâtiments ,des boutiques , des garages , des commerces ,des stades de foot, des complexes sportifs ,des lycées ,des universités ,des maison, des maison retraite, des églises ,des cathédrale, des bar tabac ,des bus, des arrêts de bus ,des voitures ,des gens en vélos ,des lampadaires mais aussi des caserne de pompiers, des commissariats , des bibliothèques , des lotissements, des panneau stop, cédez le passage…

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De loin je vois des carrés certains carrés sont plus grands que d’autres, des rectangles des traits des ronds je me rapproche et sur certains bâtiments, des commerces surement les traits ressemblent à des routes les ronds à des ronds-points les carrés à des maisons je vois un endroit qui ressemble à un collège un bâtiment avec une croix, probablement une église des immeubles je me rapproche encore les commerces ont des noms : Géant un centre commercial, Babou, le collège s’appelle Jean Macé les carrés plus grands sont des petits commerces : une boulangerie, une pharmacie, je vois plusieurs parkings un a côté du collège et un autre à côté de Géant

Il manque des arbres, des personnes, des voitures, des places de parking, des parcs, des routes, des chemins, des lampadaires, un garage, des panneaux de signalisation, des noms de rue, ma maison, mon chat qui mange une souris, la souris qui essaye de s’enfuir, mon pommier quelqu’un qui vole mes pommes, les gravillons de mon chemin, il manque une école primaire, les enfants qui jouent au foot et se tapent quand ils perdent,
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Il y a :
– plusieurs ronds
– quelques carrés
– un triangle avec des traits
– de longs traits parallèles
– des quadrillages
– de longs ovales
– des sortes de petits nuages
– des traits

En me rapprochant, je vois :
– plusieurs ronds-points
– des parkings (des professeurs et des élèves)
– des zones avec de l’herbe
– des routes
– des places de parkings
– des batiments (des maisons, le gymnase, l’administration, le batiment de cours)
– des arbres
– des buissons
– des grillages qui délimitent les espaces
– un arrêt de bus

Il manque :
– le nom des rues
– de nombreuses maisons
– un rond-point entre les deux autres
– de nombreuses rues (celles de certains ronds-points et celle qui longe le collège)
– une échelle exacte
– certains lampadaires
– tous les panneaux(stop, cédez le passage,…)
– plusieurs arbres
– plusieurs buissons
– des voitures
– les gens qui se promènent
– les vélos dans le parc à vélos
– des fleurs
– des gravillons
– des trottoirs
– des jardins
– des bancs
– les passages piétons
– …
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J’observe un amas de formes diverses, carrés, rectangles, cercles, des traits, des parties grisées… Puis, lorsque je comprends que c’est une carte : Je vois le collège Jean Macé, représenté de façon très souillonne, sans détails, à la mauvaise échelle, et mal dessiné !! Je peux quand même deviner des passages piétons, de l’herbe (en grisée), grâce à la légende, des ronds-points, sûrement un parking, des bâtiments, plutôt grands, censés représenter le bâtiment où l’on a cours, un arrêt de bus, un parc à vélo, grillagé, un sentier pleins de petits cailloux, des petits poteau en métal (certainement), des « panneaux en bois », par déduction des escaliers, de l’herbe, des trottoirs, et c’est tout !!

Mais, je ne vois pas de voitures, de magasins tels que :le commissariat, a CAF, géant, babou, la boulangerie (la fournée des villages), les arrêts de bus, la MSA, le lycée Marie-Balavenne, le lycée Jean-moulin, le lycée Fressinet, le gymnase de Jean Mace, le stade Hélène boucher, le plateau, où nous passons nos récrés le midi après avoir fini de manger, les supermarchés comme le Leclerc de Ploufragan, celui de Plérin, l’espace qui est en ville, où se trouve les champs, le magasin de vêtements Jennifer, ou Petit Bateau, Celio, Esprit, Bd west qui est un magasin de livres et de jeux en tous genres, ou encore Cache-Cache, Bonobo, Patrick breal, numéro 9, intersport, sport 2000, king jouet, GIFI, maxi toys, qui sont tous des magasins de jouets, de vêtements, ou de chaussures, de vêtements de sport, ma maison, mon jardin, celui où il y a mes chèvres, et celui où il y a des poules, mon ancienne école, les maisons de mes amis, les bancs, les arbres, les fleurs, les passants, les voitures, les vélos, la gare, le cabinet de dentiste, ou d’orthodontiste, etc…
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De cette vue, c’est un labyrinthe de traits qui s’entremêlent entres eux, des rectangles, qui représentent des bâtiments plus ou moins grands. Des ronds noirs à côté des traits. En zoomant un peu on voit des arbres qui remplacent les gros ronds noirs tout moches les traits qui laissent apparaitre des routes et les rectangles, des bâtiments, les champs, Leclerc, le ciné.
Il manque de l’herbe, le terrain de foot, des tribunes, une boulangerie, un gymnase, la piscine, des lampadaires, des oiseaux sur les arbres, des chats qui mangent des oiseaux, des gens qui tombent de vélos et qui pleurent, des bureaux de tabac avec des gens qui regardent le foot en disant « ALLEZ LE PSG !!!!! » des gens qui achètent leur pain, le postier qui livre le journal, les gens qui font des barbecues, d’autres qui fument leurs clopes en pyjama à 15 heures, des chiens qui courent après des enfants qui ont peur et qui crient « AHAHAHAHAHAHAHAHAHAH », des gens qui se marient, d’autres qui se séparent, un chewing gum collé sous un banc. Il manque ma maison, mon chat, mon triceraptor en lego, mon lave-vaisselle, mon canapé, ma télé écran 3D avec lumière ambiante. Non je rigole c’est ma petite télé des annes 80


Il y a un une carte vue d’ici des traits qui représentent des routes qui se croisent des ronds qui montre des rond points plusieurs carrés et triangle qui représente des maisons et des commerces un plus grand rond montrant le collège un rectangle qui montre le cinéma .

Il manque les vraie route des maison des zones remplie de blanc des routes non finie il manque des arbres des noms de bâtiments il manque tous les panneaux il manque des trottoir il manque de l’herbe des gens des voitures des bancs la gare. (Enzo sur la carte de Dylan)
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#il n’y a pas de ville nouvelle

shendo#il n’y a pas de ville nouvelle

Il y a ma carte intérieure qui, on l’a dit, croise et remixe le vu (dehors) et le lu (de la carte). Il y a aussi mon impression de la ville, ce décor, cette vue d’elle, qui se monte, en moi, au fur et à mesure des trajets.
Cette image, composite, se constitue elle aussi peu à peu, en mode papiers recollés, comme quand on décolle la tapisserie d’un très vieil appartement, mais : à l’envers.
Et puis il y a les affleurements , éclats remontés pour éclater soudainement à la surface de ma mémoire (shrapnel, bulles d’air). Ce vieux shendo, signature en tag rebondi, vite craché sur le granit d’un mur du centre ancien, qui me flashe, littéralement, une après-midi de décembre, est aussi un motif révélé d’un dessous, reliquat d’un vieux lé oublié, soudain plaqué en surimpression sur le mur-maintenant.
Je revois le petit parc en contrebas de l’église du vieux Sainte-Etienne, où nous trainions, un temps durant, avec des kids plus jeunes que nous (demeurés donc des gamins turbulents dans ma mémoire, quand peut-être ils sont sur le point de racheter les dernières années de crédit du pavillon, quelque part dans le Doubs, ou de changer d’agence, bancaire ou d’intérim, pour prendre la direction de celle de Cesson-Sévigné). C’est la plus frappante des réminiscences, que celle du tag shendo. Mais, même en mode mineur, elles pullulent, les réminiscences, elles composent. Cette image-de-la-ville qui m’est propre, se compose, pas à pas, d’agrégats d’impressions glanées au fil des marches, dont les premières impressions (la mer en moins, le vieux manège, la galerie commerçante aveugle) demeurent les noyaux atomiques.
Au fil des itinéraires, reviennent : Quimper (ville bretonne de taille moyenne, pluvieuse, en pente, on voit), Vendôme (rien à voir mais j’ai, là comme nulle part ailleurs, connu cette sensation du seul, d’être le dernier vivant passé 19h l’hiver, cet espace-temps du représentant de commerce : dinant seul dans un restaurant chinois vide), et même Poitiers (parce que j’y ai dernièrement marché seul le soir d’hiver en rues piétonnes, cherchant mon chemin, et une courbure, une tangente, m’a semblé pareille).
De là à affirmer que mon Saint-Brieuc intérieur composite ferait son miel de Romorantin ou de Bourg-en-Bresse, il n’y a pas si loin – sauf que, n’exagérons rien, je n’y ai rien revu apparaître de La Roche-sur-Yon, de Nevers, de Laval.
Saint-Brieuc se fonde en mieux comme autre, inédite. Mais ni vraiment ancienne, ni moins encore nouvelle. Non, passé un temps, assurément, il n’y a pas de ville nouvelle.

proposition 3 : où mon paysage se fait fiction

Nous partons en promenade, ce matin. Munis d’un appareil photo, marche par temps clair dans les environs de la Citrouille, jusqu’au Bois Boissel. Chacun choisit une vue et la prend en photo. Ces photos sont déposées dans la bibliothèque du blog.

La consigne d’écriture est la suivante. sous la photo qu’il a choisie, chacun poursuit cette phrase, dont je fournis/impose le début : « Ici, un jour, quelqu’un ». Cinq fois.

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Ici, un jour, quelqu’un (…)

Ici, un jour, quelqu’un (…)

Ici, un jour, quelqu’un (…)

Ici, un jour, quelqu’un (…)

Ici, un jour, quelqu’un (…)

La consigne et les textes sont à lire ici.

 

#Enrichie mais pas trop (un plan pas tout à fait plan)

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Ici je suis drôlement orienté – comme dos à la mer, ainsi que je l’ai déjà évoqué, ou plutôt scrutant une béance, me noyant l’œil dans la mer absente, et de surcroît mené, au fil de mes déplacements dans l’espace urbain, par une construction en palimpseste : chaque itinéraire, même minimalement varié par rapport à celui de la veille ou du mois précédent, vient recouvrir le précédent ; et les vues mentales s’agrègent et se mixent pour constituer une sensation géographique revue.
Revue, mais pas tout à fait neuve. Une carte mentale, qui se voit ainsi autant tronquée qu’enrichie ; une reconfiguration non de la carte (la carte, elle existe, elle est dans la poche ou sur google, elle est tracée fixe on le sait, on le sait que le dessin demeure, c’est moi qui bouge, on le sait bien), mais de mon idée de la carte.
Une révision par boutures.
Une carte mentale enrichie pas mes pas – enrichie mais pas trop, par absence de rigueur, par absence de méthode : un Saint-Brieuc plus tout à fait plan, mais loin encore d’une modélisation en 3D.
Une version en 2D et demi, en somme.

C’est géant ici

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« Nous choisissons nos objets et nos lieux de mémoire ou plutôt l’air du temps décide de ce dont il vaut la peine qu’on se souvienne. Les écrivains, les artistes, les cinéastes participent de l’élaboration de cette mémoire. Les hypermarchés, fréquentés grosso modo cinquante fois l’an par la majorité des gens depuis une quarantaine d’années en France, commencent seulement à figurer parmi les lieux dignes de représentation. Or, quand je regarde derrière moi, je me rends compte qu’à chaque période de ma vie sont associées des images de grandes surfaces commerciales, avec des scènes, des rencontres, des gens.
(…)
Les super et hypermarchés ne sont pas réductibles à leur usage d’économie domestique, à la « corvée des courses ». Ils suscitent des pensées, fixent en souvenir des sensations et des émotions. On pourrait certainement écrire des récits de vie au travers des grandes surfaces commerciales fréquentées. Elles font partie du paysage d’enfance de tous ceux qui ont moins de cinquante ans.»
(Annie Ernaux, Regarde les lumières mon amour, éditions du Seuil, coll. Raconter la vie, mars 2014.)

Comme elle a raison, Annie Ernaux, dans ce texte issu de son excellent récit, paru dans la collection « Raconter la vie » (dirigée par Pierre Rosanvallon, au Seuil), exploration de son hypermarché d’usage, exploration endotique, donc, plus qu’exotique, exploration de l’infra-ordinaire cher à Perec. Comme elle a raison de nommer le lieu, et de nommer ce besoin de le nommer, ce lieu. L’hyper. La galerie. Le Géant, le Carrefour, l’Inter, comme il y eut des Rallye, des Mammouth, des Comod.
C’est ce qui me guide, dans cette collecte d’impressions et de témoignages : me tenir là, au cœur de cette galerie marchande (et parfois peu marchande, ou de moins en moins marchande, selon l’impression qu’elle peut laisser, d’enseignes pour partie closes : impression pour moi d’une forme d’indécision entre vestiges et futur : de ces enseignes, on ne parvient pas, à l’œil, à réellement saisir leur caractère : sont-elles fermées, ou pas encore ouvertes ?), me tenir là et ouvrir l’œil, et l’oreille. Me faire le scribe de leur histoire de ce lieu si souvent in-nommé. Les témoignages suivent, en work in progress, et seront ajoutés au long de cette page – on en ouvrira d’autres au gré des formes et motifs de la matière amassée – et de son volume.

Le manège

Elles sont deux, deux amies différentes et pareilles, comme sœurs un peu, ainsi qu’en donnent l’impression les jeunes filles à cet âge.

La première fois qu’elles sont venues ici, chacune, c’était pour faire un tour de manège, un manège plein de couleurs, là-bas au fond de la galerie. Elles ne venaient pas régulièrement, elles n’habitent pas ici, elles sont lycéennes à côté, à Freyssinet. Est-ce que ça a changé, depuis, elles ne savent pas trop : Il y avait plutôt moins de magasins, à l’époque. Il n’y avait pas l’institut de beauté Beauty success, à l’époque, mais sinon. Le manège, oui, a disparu.

Maintenant, elles viennent ici pour manger. Chaque midi, elles achètent un sandwich, plutôt que de manger au réfectoire du lycée. Et elles mangent à côté du manège, de l’ancien manège disparu. A côté de Baboo.
Ils s’installent à quelques-uns, assis par terre. Chaque midi.

Créer le besoin

La première fois qu’il est venu ici c’était pour un rendez-vous avec l’agent immobilier qui lui vendait le fonds de commerce.
Ça lui a plu. Mais il ne regardait que le chiffre, le magasin en lui-même. Le commerce est ouvert depuis l’origine, il a repris un bail, d’un commerce ouvert depuis quarante ans.

Il mange sur place, dans sa boutique. Mais il ne fait pas ses courses ici, parce que sa femme travaille dans un autre hypermarché, ailleurs.

Aujourd’hui il ne s’inquiète plus du sort de la galerie. Sa clientèle n’est que pour une petite part la clientèle de l’hypermarché. Il travaille beaucoup avec des fonctionnaires, des gens qui passent. Il trouve qu’il y a des loyers exorbitants, des différences de 30% entre certains loyers : le problème, c’est que la galerie est partagée entre plusieurs propriétaires, ce qui selon lui complique tout. La clientèle aussi a beaucoup changé, elle est plus tristounette, depuis trois ou quatre ans ; l’hypermarché a repris du chiffre, en faisant un effort sur les prix.

Il n’y a même plus un distributeur de billets, et les magasins ont fermé les uns après les autres ; le magasin de chaussures, la presse, qui passait encore 450 clients par jour, la boulangerie, la pizza – toutes ces fermetures ont fait perdre au moins 1200 clients par jour aux commerces de la galerie.

Un commerce, ajoute-t-il, qui pour demeurer, doit créer le besoin, ne pourra jamais vivre.

Les heures perdues

Quand elle était petite, elle a connu l’ouverture du Mammouth. Ça c’était une affaire. Ses parents tenaient une ferme. Ici, elle venait souvent : les fournitures scolaires, tous ces besoins-là, c’était ici, c’était Mammouth. Comme ils étaient cinq à la maison, ils venaient bien une fois la semaine.

Ensuite elle a fait son lycée à côté, à Jean-Moulin. Quand elles avaient quelques minutes, avec les copines, elles venaient trainer un peu au magasin, acheter des bonbons, des choses comme ça.Et puis il y avait le bowling, à cette époque. Il était là où est Baboo, maintenant, un truc comme ça… elle se rappelle du bowling. Ça bougeait. Elle en garde un bon souvenir, de tout cela, du bowling, des heures perdues qu’elles venaient passer là.

A cette époque-là bien sûr, on regardait les prix, mais c’était quand même moins dur. C’était un autre temps.

Les journaux

La première fois qu’il est venu, c’était en 2005, c’était pour le déménagement de sa fille, qui partait de Bruxelles pour venir habiter dans le quartier, il est venu ici acheter de quoi faire un casse-croûte, du pain, de la charcuterie, pour les déménageurs. Il était bien content de le trouver. Il faisait assez beau, il ne pleuvait pas, ce jour-là.

Il vit ici depuis 2013. Il habitait jusqu’alors à Bergerac, Dordogne, une journée de route à chaque fois, et commençait à peiner. Sa fille lui a proposé de lui faire faire un appartement dans sa maison. Il habite à côté du lycée Freyssinet, depuis.

Son épouse c’est le mardi, lui il vient tous les matins ou presque, acheter le pain et les journaux. Ce matin il a pris Le Télégramme, Aujourd’hui et Télérama. Le lendemain, jeudi, il prendra Le Télégramme, Aujourd’hui et Le Nouvel obs. Il vient tous les matins, prendre au moins deux journaux au rayon presse du Géant. Il y avait une boutique de presse avant, dans la galerie ; il trouve dommage qu’elle n’y soit plus, qu’ils n’aient pas fait d’efforts pour la garder. Le couple de tenanciers, avec qui il s’entendait bien, lui disait avoir des problèmes de loyers. C’est dommage.

Ils achètent la plupart de l’alimentaire ici, avec sa femme. Le coiffeur, c’est pas ici, il va en ville. Il lit beaucoup de livres aussi, dont il achète certains ici, mais aussi beaucoup en ville, ou chez Leclerc, au rayon Culture, car ici ils n’ont pas ça.

 

Préhistoire
La première fois elle s’en souvient, elle s’en souvient très bien, c’était dans les années 70, elle avait trois, quatre ans. C’était la sortie familiale, exceptionnelle, deux ou trois fois l’année pour elle et ses parents, de venir à ce qui s’appelait alors le Mammouth. Ils habitaient à 20 ou 25 kms, c’était le premier hypermarché dans la région, il y avait encore dans son village des commerces et épiciers « tradi ». Comme elle habitait au bord de la RN12, elle arrivait ici, passant par Trémuson, par les anciennes routes, à lacets. Ils arrivaient un peu barbouillés, pas très en forme… et c’était pourtant la grande fête, LA sortie. Elle se souvient, surtout, du grand Mammouth, qui ornait la façade.
Ensuite, commençant à travailler, elle a été commerciale en hypermarché, pendant 7 ans ; il y avait alors encore des Mammouths. Ils ont ensuite été rachetés, par Carrefour pour beaucoup d’entre eux.
C’était un peu la préhistoire, dit-elle. Mammouth. Parce que, Mammouth, ce dessin, mais également, Mammouth, c’était un peu la préhistoire des supermarchés.
Son père travaillait à Saint-Brieuc, sa mère lui disait souvent « Passe par Mammouth, ramène ceci, cela… » Il y avait des choses qu’on ne trouvait qu’ici.
Il y a un objet, très cher, qu’elle rattache à ce lieu. Sans être certaine qu’il vienne d’ici. Mais son père travaillant à Saint-Brieuc, d’où il lui ramena un nounours magnifique, articulé, qui fait encore couic couic, pour un Noël. Sans savoir si le nounours venait d’ici, du Mammouth, elle le relie à ce quartier, car pour elle, Saint-Brieuc, c’était le quartier Ouest : petite fille d’un village où il ne se passait pas grand-chose, d’arriver ici, sans transition, par Trémuson, zone rurale ; puis l’entrée par le Quartier Ouest, le passage devant la CRS13, au bout de la rue, voyant surgir soudain ces immeubles, c’était la ville, la vie, qui lui apparaissait, d’un coup.
Au début, lorsqu’elle est revenue, par hasard, par le biais des changements de postes successifs, elle n’a pas forcément tout de suite conscientisé cela, c’est à travers un travail de mémoire collective du quartier, qu’ont resurgi ces souvenirs, enfouis, qui n’étaient jusqu’alors qu’une vieille histoire. Elle aime toujours passer par Trémuson ; c’est une route historique, pour elle, cette route qu’on ne prend plus, depuis que la nationale s’est ouverte. C’est un ensemble de choses, imprécises, qui la relient à cette partie de sa vie.
Elle a l’impression que c’est resté dans son jus, plein de choses sont restées dans leur jus, dans ce quartier. La galerie, qui n’a pas évolué, restée bloquée à une certaine époque, lui faisant un peu penser aux pays de l’Est – à l’image qu’elle avait des pays de l’Est, avant la chute du Mur. Et en même temps, paradoxalement, elle trouve très agréable de faire ses courses là : ce n’est pas clinquant, c’est peinard, tu n’es pas bassiné, tu entends presque les oiseaux. Et puis tu as du choix, il n’y pas grand monde, tu connais toujours du monde, c’est un peu le bled. C’est assez chouette.

Du catch
Il est venu acheter un bonnet et une paire de gants, ce matin. La première fois qu’il est venu, il avait douze ans, il y avait un ring de catch, se souvient-il, il y avait le champion d’Europe de catch, venu de Grèce, qui se battait contre le géant. C’était l’ouverture de Mammouth.
Sa mère habitait là, il y avait de la gadoue à côté, il y avait l’ancienne décharge.

Goldorak et la poupée qui mangeait des gâteaux
La première fois qu’il est venu, il avait dans les huit-dix ans, dans les années 70 : en GS, depuis Paimpol.
Avec ses parents, tous les quinze jours, ils faisaient leur course dans Saint-Brieuc, à l’opposé d’ici, du côté de la route de Rennes, et venaient manger à la cafétéria – qui lui semble avoir été plus vaste, à l’époque.
Ici, ça a été Mammouth, puis Rallye. Cette époque-là… Il y avait du monde partout alors, on ne pouvait faire un pas sans dire « excusez-moi, pardon ». Du monde, partout. Ils habitent à Saint-Brieuc, mais de l’autre côté. Ils sont venus spécialement, ici, ce matin. Ils ont leurs habitudes, ils viennent souvent le samedi manger en face (au Kebab), ce sont presque des amis, on vous offre le café, les rapports sont super, ça lui rappelle son enfance. Le kebab est le point de chute, le lieu social. Ils préfèrent manger qu’à la cafétéria, il y a des rapports plus simples, plus conviviaux. Ils sont souriants, ont toujours une blague. Il préfère ces rapports-là, ça lui donne l’impression de revenir aux sources, par rapport aux rapports trop abstraits, maintenant. On a perdu cette chaleur-là, de rapports, selon lui.
Elle est née là, a vécu dans son enfance à côté, dans le quartier Saint-Jouan. Elle y a vécu de ses trois à ses dix-sept ans.
Aucun souvenir d’enfance ne lui revient, d’ici. Un objet, oui : une poupée, qui mangeait des gâteaux. On ne la trouvait qu’ici, dans cette grande surface. Elle la voulait absolument, la poupée – qui est toujours d’actualité, a été donnée à des nièces, mais elle la croise toujours.
Lui, se souvient : sa mère à l’époque avait une GS orange. Sortant de la galerie après y avoir fait ses courses, elle ouvre sa GS, avec ses clés : mais c’en était une autre. Une autre GS orange, pareille à la sienne, mais pas la sienne. Un objet ramené d’ici, pour lui : un grand Goldorak, d’au moins 50 cm de haut. Il le voulait parce que c’était son héros, il le lui fallait : c’est ici qu’il l’avait acheté. Il est toujours chez ses parents, dans une malle.
Il trouve dommage que les relations avec les gens aient changé, se perdent. Que la galerie se vide, que les commerces ferment.

séance 2 – ma route avec les mots des autres

Nous nous référons à un exercice déjà fait avec les collégiens de Jean-Macé : Choses vues sur le chemin.

 

1- à chaque participant : ouvrir google maps, y faire la requête du trajet entre le domicile personnel et  la Citrouille.

2 – Proposition d’écrire, « sous forme d’inventaire, la liste des choses vues sur le chemin, durant le trajet domicile Citrouille du matin, d’être le plus complet possible ».  Choses vues sur le chemin

3 – la trentaine de réponses déjà formulées par les collégiens servent de réservoirs : « Composez votre chemin avec les mots des autres, en copiant et collant des fragments notés dans ces autres itinéraires».

Les textes et la proposition sont à lire ici.

Séance 3 – refaire la ville avec des livres

 

Sont donnés à lire (publiés sur le blog), ces fragments (voir ci-dessous) de description urbaines issues de trois livres : Saint-Nazaire, par Julia Deck,dans Le Triangle d’hiver, les éditions de Minuit, 2014 ; Lisbon, ville imaginée par Hélène Gaudy, dans Plein Hiver, 2014, Actes Sud ; Brest par Tanguy Viel, Paris-Brest, 2009, éditions de Minuit). Ces extraits sont offerts comme des réservoirs à contradiction, des lanceurs – en remplaçant les noms de ville effacés par « Saint-Brieuc », contredire ou confirmer, et détailler : une autre description se fonde, un autre texte. L’emprunt aux auteurs permet d’écrire autre chose (c’est ce qu’on appelle aussi, en littérature, l’intertextualité).

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Les textes des participants sont à lire ici.

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3livres

Le réservoir : les textes-source

 

« L’océan ne se découvre pas d’emblée à XXX. (…)

Version démesurée d’un bunker de la Deuxième Guerre, le monolithe présente l’architecture aveugle des constructions généralement réservées aux mauvais rêves ou à la science-fiction, de sorte qu’on n’accepte pas volonté sa réalité. Il oblige le passant à stopper net, provoque chez lui le même mélange d’attrait et d’effroi pour les choses très grandes, très hautes – une falaise, un précipice (un super postpanamax, dira l’inspecteur).

Une ouverture percée dans la façade conduit à l’intérieur du bunker, qui de ce point de vue évoque plutôt les attributs d’une cathédrale – l’obscurité noyant les volumes, hauteur sous voûte, parfum de caverne. A son extrémité opposée, la structure ouvre sur un bassin à l’air libre. Un long cargo noir défile placidement vers le pont levant, qui s’oriente à la verticale pour le rendre au large. Une fois qu’il a passé l »écluse, elle revient sur l’esplanade et grime la rampe d’accès au toit. Ici le regard survole toutes les installations portuaires pour jouir d’une vue panoramique sur le fleuve et l’océan. C’est un enchevêtrement de tôles et portiques, entrepôts, phares, bouées, balises, de navires aussi, dont un paquebot en construction sous le soleil dans une cale sèche. »

 

 

« Il faut dire que XXX est une petite ville. Froide, le long de la route. Cernée par la verdure, les feuilles et les épines qui s’insinuent partout, comme si chaque maison devait gagner quelque chose sur l’avancée de la forêt. Certaines sont en bois peint. Blanc, bleu pâle, vert d’eau. Posées délicates à la lisière des bois, celles-là semblent avoir quelque chose comme une histoire, des fenêtres victoriennes et, sous de prétentieuses verrières, de minuscules jardins exotiques. Mais la plupart sont des blocs de béton brut qui forment, de part et d’autre de la rue principale, comme un long mur juste rompu, parfois, par une enseigne lumineuse. Leurs fenêtres sont éclairées même en plein jour parce qu’on sait les journées courtes, on connaît la tendance du ciel à s’assombrir trop tôt. L’été dure peu à XXX, disparaît sans prévenir, laissant le vague souvenir de journées moites, d’enfants sortis en tee-shirt, de glaces mangées à la va-vite sans que la chaleur ait le temps d’imprégner les murs, de tiédir les chambres.

(…)

L’un des maires, dans les années 1970, a même voulu y construire un tramway, mais le manque d’argent et surtout le peu d’envergure du terrain – la ville se traversait en voiture en un temps record d’une minute et quarante-trois secondes et presque personne ne pensait à la traverser à pied – l’ont vite persuadé de l’aspect purement décoratif du projet.

La route qui traverse XXX mène absolument partout à XXX. La ville possède peu de recoins, d’arrière-cours, d’impasses où couper des gorges, des chemins ombragés où se retrouvent les amoureux. Les distractions y sont rares. Il y a un cinéma drive-in en bordure de forêts, pris d’assaut par des bandes de jeunes venus de tout le comté qui s’entassent dans les voitures, les uns sur les autres et bien sûr ça se pelote, ça fume et ça picole de la mauvaise bière glacée, quand ce n’est pas une seringue qu’on trouve sur le bitume au petit matin, entre les roues des pick-up, quand les derniers spectateurs quittent le parking après avoir épuisé, malgré l’alcool et les étreintes, les dernières réserves de chaleur des corps.

(…)

On ne voyage pas à XXX. On y passe, sans s’arrêter. On y reste quand on y est né. »

 

« Il paraît, après la guerre, tandis que XXX était en ruines, qu’un architecte audacieux proposa, tant qu’à reconstruire, que tous les habitants puissent voir la mer : on aurait construit la ville en hémicycle, augmenté la hauteur des immeubles, avancé la ville au rebord de ses plages. En quelque sorte on aurait tout réinventé. On aurait tout réinventé, oui, s’il n’y avait pas eu quelques riches grincheux voulant récupérer leur bien, ou non pas leur bien puisque la ville était en cendres, mais l’emplacement de leur bien. Alors à XXX, comme à XXX, comme à XXX, on n’a rien réinventé du tout, seulement empilé les pierres sur des ruines enfouies. Quand on arrive à XXX, ce qu’on voit c’est la ville un peu blanche en arrière-fond du port, un peu lumineuse aussi, mais plate, cubique et aplatie, tranchée comme une pyramide aztèque par un coup de faux horizontal. Voilà la ville qu’on dit avec quelques autres la plus affreuse de France, à cause de cette reconstruction malhabile qui fait des courants d’air dans les rues, à cause d’une vocation balnéaire ratée (complètement ratée même, puisque la seule plage de la ville au fond de la rade se trouve là abandonnée, en contrebas de la quatre-voies tumultueuse qui désengorge la ville), à cause de la pluie souvent, de la pluie persistante que ne savent compenser les grandes lumières du ciel, de sorte que XXX ressemble au cerveau d’un marin, détaché du monde comme une presqu’île. »

 

 

 

Vous êtes ici (cartographie des environs)

Principes de l’exercice

Cette quatrième séance propose de se décaler un peu encore, du dispositif (écrire avec/face à l’ordinateur) et de pratique (écrire). Je propose de dessiner – enfin, de « faire une carte », à savoir une forme de dessin du monde vu d’en haut. Un schéma des lieux environnants, reconstitués depuis ce point d’origine où nous nous situons (le CDI du collège Jean-Macé). J’ai montré quelques exemples, rapidement – ils sont ici). L’échelle est laissée libre, comme la légende – à chacun sa manière de carte. Cette exploration subjective est à voir ci-dessous.

 

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Podcast : Julia Deck, décembre 2015

Julia Deck

(cliquez sur l’image ci-dessous pour lancer le podcast)

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Deuxième invitée dans le cadre de cette résidence, toujours par croisement avec le cycle « Identités » mené par mon hôte, La Ligue de l’enseignement à la Maison Louis-Guilloux : j’ai cette fois-ci « sauté sur l’occasion », en somme, l’y voyant invitée, de convier Julia Deck à mes questions sur les lieux, leur écriture, tant je l’ai lue avec plaisir (voir cette chronique du Triangle d’hiver), et notamment pour ces raisons : que la ville (en l’occurrence, les ports du Havre, Saint-Nazaire et Marseille) dans ses livres, y est à la fois décor et charpente – décor magistralement peint et charpente solide, c’est peu de le dire.
Julia Deck est une jeune romancière publiée chez Minuit, dont l’extrême habileté narrative fut louée dès la parution de son premier livre, Viviane Elisabeth Fauville (2012), large succès critique et public, polar renversé, faux thriller psychologique dont tous les enjeux sont changés en cours de route, pour devenir autre chose (on ne dira pas exactement quoi, non pour des raisons de suspens ordinaire mais pour fait de déroutage du véhicule : advient en effet, dans ce livre, que les apparences n’y sont pas ce qu’on croyait, comme en tout bon polar rétorquera-t-on, sauf qu’ici c’est l’enjeu même du dit polar qui se trouve défait, dans une modification du cours de l’histoire qui en affecte la source même, modification du trajet du livre qui en altère la nature même).
A Viviane Elisabeth Fauville succéda en 2014 Le Triangle d’hiver, hyperfiction fascinante, dont le mystère augmente à mesure qu’on le regarde de près, auquel est majoritairement consacré cet entretien. Nous nous sommes intéressés de près à la fabrique de l’auteure, à sa méthode d’investigation, de travail, de documentation, de montage. Julia Deck ne s’est dérobée à aucune question, merci à elle pour ces échanges.

https://www.mixcloud.com/widget/iframe/?embed_type=widget_standard&embed_uuid=28d37aaa-aa0d-461e-a3ac-71bdb84d5bbc&feed=https%3A%2F%2Fwww.mixcloud.com%2Fgu%25C3%25A9na%25C3%25ABl-boutouillet%2Fjulia-deck-entretien-avec-gb-maison-louis-guilloux-saint-brieuc-2015-12%2F&hide_cover=1&hide_tracklist=1&replace=0

Julia Deck | entretien avec GB, Maison Louis Guilloux, Saint-Brieuc, 2015-12 by Guénaël Boutouillet on Mixcloud

atelier Cartes postales

Les enfants (et d’autres) ont la semaine précédente réalisé les photographies ci-dessous. Il leur est proposé d’en prélever une.

Depuis le projet « je pense à toi » de Frank Smith, déjà développé en ateliers ici, j’explique qu’écrire au verso d’une carte postale, c’est user d’un prétexte (cette image au verso) pour dire « je pense à toi ».

À chacun d’écrire une carte postale, adressée à qui ils veulent.


 

Les images

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Activite- manuelle, Jade

Basket, Ferdinand

E-cole, Mathis

Ele-phant bleu, Anouk

Football, Anece

Gym, Nora

Handball, Time-o

Pompier, Mathys

séance 3 (14 et 15 décembre 2015) |fenêtres

ciels-reze

Déroulé, principes.

 

Autour d’un extrait de Patrick Goujon, Moi non, page 48,

Et de Ce jour-là de Tanguy Viel (éditions Joca Seria)

À ma fenêtre ( « je vois »)

 « Faire un inventaire, une liste exhaustive de tout ce que vous voyiez depuis une fenêtre (réelle ou imaginaire », durant une journée que vous passeriez campé derrière, ou un seul instant). Tentez de tout décrire, ou du moins de nous faire voir les choses, le paysage, les gens… et le déroulement du temps ;

Commencez par « Quand j’ouvre ma fenêtre, je vois», et continuez.

Quand vous aurez « épuisé l’œil », enchaînez avec « J’entends (…) » et continuez.»

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Textes

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Si j’ouvre ma fenêtre je vois:
– plusieurs maisons
– plusieurs volets
– pas de la même couleur
– une route
– souvent des voitures qui passent vite
– des arbres sans feuille
– la voiture de la voisine
j’entends:
les oiseaux
les voitures qui passent
les portes des voitures qui se ferment

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Si j’ouvre ma fenêtre je vois :

-deux grands bâtiments

-plein de voitures

-des poubelles

-le skate-park

-une école primaire

-des arrêts de bus

-la route

-des arbres

-la mer de loin

-le coiffeur

-la pharmacie

-le kebab

-une petite supérette

-des personnes qui jouent au foot

 

J’entends ;

-des cris

-des bruits de moto

-les pompiers

-les oiseaux

-des voitures qui font des allers retours

-le lave-vaisselle de ma mère

-le sèche-cheveux de ma sœur

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Si j’ouvre ma fenêtre, je vois l’allée de gravier, gris, avec les mauvaises herbes, le muret, et les jardinières le long du muret, les pensées blanches, violettes, orange dans les jardinières, les géraniums qui fanent dans les autres jardinières, un arbuste qui fleurit jaune -je sais son nom mais là, j’ai oublié ! – l’entrée de mon allée avec le portail, toujours ouvert, l’entrée, ou la sortie, de l’impasse où j’habite, la dame du bas de la rue à la drôle de perruque qui promène son chien
J’entends la voiture du voisin qui s’arrête avant de tourner à gauche souvent, vers 7h15 les jours de semaine, la jeep du voisin -le même- le dimanche matin (pour frimer dans le bourg ?), le retour de la voiture du voisin vers 7h20, retour de la boulangerie ?, la voiture de la poste qui s’arrête plusieurs fois pour mettre des factures dans ma boîte aux lettres, ou dans celles de mes voisines, la moto du fils de ma voisine, Aline, 87 ans, bon pied bon oeil

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Si j’ouvre ma fenêtre, je vois :

-mon jardin
-de l’herbe avec un caca de chien des fois
-des grandes plantes
-un palmier planté dans l’herbe
-un grand olivier
-une table en verre avec des chaises
-un salon de jardin
-mes chiens qui jouent
-le jardin des voisins de gauche avec des jeux
-le jardin du gars que j’aime pas qui habite derrière chez moi
-une voisine qui bronze avec son chien qui s’agite à côté
-mon mur
-le lotissement d’à côté
-le petit coin d’herbe qu’on appelle le petit parc avec des gens sur le banc
-derrière le petit parc il y a une forêt et un autre lotissement
-mon parasol ouvert quand il fait beau et chaud

J’entends :

-des jeunes qui jouent a côté
-mes chiens qui aboient
-un voisin que j’aime pas non plus qui gueule sur les enfants qui jouent tranquillement
-des oiseaux

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Si j’ouvre ma fenêtre je vois:
La route en face de chez moi
Ma voisine qui rentre de l’école avec ma sœur
La mer
Des enfants qui font du vélo
Trois garçons qui vont dans le parc en face de chez moi
Une dame qui promène ses chiens
La voiture de mon voisin qui arrive
Des arbres en fleurs
Les maisons de mes voisins
L’école de ma sœur un peu cachée derrière des sapins
Ma voisine qui ferme ses volets
Mon père qui rentre du travail
Ma belle-mère qui va faire du sport avec sa copine
Des filles qui vendent des brioches avec leurs chiens
Des éoliennes
Des voitures qui passent
Un champ derrière
Mon lotissement

J’entends:
Des voitures qui passent
Des enfants qui crient quand ils jouent à cache-cache

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Si j’ouvre ma fenêtre, je vois les enfants courir pour aller à l’école, les parents qui vont chercher leurs enfants, mes voisines qui font des allers-retours en promenant leurs chiens, les voitures qui passent, les feuilles d’arbres qui tombent, j’entends les klaxons de voiture, le four quand ma mère fait des cookies, l’ordi de mon père quand il écrit des trucs ??? je sais pas quoi, la voix de mon frère quand il rage en jouant et que je rigole donc il a plus les nerfs.

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Si j’ouvre ma fenêtre, je vois le pommier, le laurier, l’érable, un buisson piquant, la pelouse, la terrasse, le potager, le mur du fond, le poulailler juste devant, la cabane du fond où dorment les poules, le chat qui court après un oiseau qu’il n’attrapera jamais, le parking du lycée Marie Ballaven à côté, les voitures des lycéens, les lycéens qui clopent derrière les voitures, encore les lycéens (oui, y’en a beaucoup) qui partent en cours, la cantine du lycée, le lycée, la maison juste à côté du lycée (je les plains), la cathédrale (loin), les immeubles résidentiels de 8 étages, un autre immeuble non-résidentiel, la maison derrière le mur du fond du jardin toute en ardoises, la maison d’un médecin, une grande antenne TV qui dépasse au-loin, la balançoire du jardin des voisins, le noisetier, les bambous. J’entends le vent dans les bambous, les voitures des lycéens, les lycéens qui crient, les voitures qui passent dans la rue de l’autre côté, les bruits des maisons d’à-côté, et les bruits de ma maison.

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Si j’ouvre ma fenêtre je vois:
la maison des voisins haute de trois étages
leur bureau avec une plante verte dans un large pot, les voisins ne s’en occupent jamais
l’escalier au bout de la pièce
la toiture grise et un peu verte car elle est sale
la cuisine à travers des rideaux couleur arc-en-ciel
la palissade en bois aux pieds de ma maison avec une petite porte qui permet de rentrer dans leur jardin
les gravillons dans l’allée pour garer leur voiture qu’ils ne garent jamais dedans mais dans la rue
les nombreuses fleurs sur l’herbe devant nos deux maisons
le jardin de mes voisins avec une grande haie
le cabanon où ils rangent leurs outils et machines pour le jardinage
les nombreux arbres très grands qui entourent le cabanon
le balcon sur lequel se trouve un chat noir et blanc
un bout de la route
l’entrée du parking du bâtiment où des adultes étudient
les immeubles du quartier un peut délabrés

J’entends :
la machine à café dans ma cuisine un peu vieille
l’escalier qui grince quand mon père descend
des voitures qui rentrent dans le parking
je m’entends bailler
mes parents qui parlent
le couteau qui coupe le pain

je sens :
l’odeur de mes draps lavés avec les quartiers de New-York dessus
le bois de ma commode où je range mes livres cherub
le jus de pomme que je vais boire qui s’appelle La Pressade
la tablette de chocolat glissée dans le pain frais

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Si j’ouvre ma fenêtre, je vois :

– Mon lotissement
– Ma voiture,
– Mon jardin avec mes chiens,
– Mon palmier à gauche,
– Mes murs,
– La maison de Leila et son jardin en face,
– Sa balançoire,
– Quelques fleurs,
– Ses plantes tout le long du jardin,
– La maison de mes voisins à ma droite,
– Leurs cours,
– Leurs 3 voitures
– La maison de mon ami à ma droite
– Son jardin,
– Ses plantes tout autour du jardin,
– Son jacuzzi au milieu du jardin,
– des personnes qui partent au boulot ou qui reviennent,
– La maison de ma voisine Chloé à gauche,
– Ses voitures,
– Son garage,
– Et plein d’autres maisons ,

J’entends :

– Le bruit des voitures qui partent ou qui arrivent,
– Mes chiens qui aboient souvent,
– Les poubelles qui se font vider,
– Mon ami qui passe en scooter pour aller a l’école,
– Mon téléphone qui sonne,
– Mes amis qui viennent me chercher

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Si j’ouvre ma fenêtre (de mon couloir) ,
je vois :

Un arbre sans feuille entouré de fleurs fanées sur un rond-point .
Une route remplie de voitures à des heures précises, le matin juste avant 8 heure et juste après 18 heures .
Le gymnase du lycée Freyssinet .
Des maisons illuminées (noël) , ou pas, un petit père noël qui monte sur une échelle sur une des maisons .
Des immeubles de six étages .
Des gens :
soit avec des enfants pour aller au Bois Boissel ,
soit des lycéens (en train de fumer),
soit des voisins ,
ou des personnes qui se promènent .

Des plans de mûres (chez moi)
Souvent de la pluie !

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Je vois :

Si j’ouvre ma fenêtre, je vois une grande maison en face de chez moi avec un très grand jardin avec une balançoire, un trampoline, une petite piscine pendant l’été , des pots de fleurs et un salon de jardin sur la terrasse , du linge à sécher quand il ne pleut pas, un potager puis plus loin il y a une autre maison avec des fleurs, des petit arbres , un petit palmier .

Je vois d’autres maisons sur le côté ( elles sont jaunes ). Un grand parking à ma gauche avec des voitures quand il y a un événement dans la salle omnisports .

Je vois un arbre avec une petite cabane dans l’arbre .
Je vois des personnes dehors quand il fait beau.

J’entends : ma mère qui cuisine, la télé du salon, le bruit du clavier de l’ordinateur, ou mes parents qui parlent, les enfants qui crient dehors , mes voisins quand il font la fête, mon chien qui aboie, des voitures qui démarrent .

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De ma fenêtre je vois :
Une route en béton
Mon jardin
Les trois maison des voisins d’en face
Du gravier gris
les voitures de mes parents une peugeot 308 et une chevrolet dont je ne connais pas le modèle
Des poubelles
quelques arbustes verts
Une clôture blanche
Une sorte de mini parking à 6 places

De ma fenêtre j’entends :
Des voitures rouler ou démarrer
Le vent
Des portes claquées
Des gens discuter


GROUPE 2.


 

Si j’ouvre la fenêtre, je vois :

Je vois les maisons de mes voisins

Je vois des gens qui passent

Je vois des animaux (Chien, Chat )

Je vois aussi au loin des boîtes aux lettres

Je vois des voitures de toutes sortes et de plusieurs couleurs (Gris, Rouge)

Je vois souvent des enfants qui jouent et qui rigolent

Des gens qui fument les cigarettes

 

 

J’entends : Le bruit des voitures

Des passants qui parlent, rigolent

Des vélos

Des animaux qui font du bruit

Mes voisins qui parlent

Des scooters, des motos

J’entends les enfants qui jouent dans l’école à côté

J’entends la pluie qui coule sur le toit

J’entends les dessins animés

J’entends mon petit frère qui crie

J’entends ma sœur qui chante

J’entends mon frère qui crie quand il perd sa partie

Le bruit du ballon qui résonne

 

Je vois : Tous les jours je vois ma voisine qui part emmener son fils au collège

Tous les jours ma mère qui essaye d’habiller mon petit frère mais lui il préfère regarder les dessins animés

Mon autre frère qui part avec son Bmx qui est noir et vert et qui est marqué en grand INSTINCT dessus

J’entends tous les soirs les infos

J’entends malheureusement tous les matins mon réveil qui sonne et j’ai qu’une envie c’est de me rendormir

Tous les matins je me bagarre pour trouver les mêmes chaussettes. J’entends le bruit de mes musiques qui sort de mes écouteurs

De temps en temps je regarde plus belle la vie avec ma grande sœur

Tous les matins je vois mon petit frère qui arrive vers moi pour me faire un bisou avant de partir à l’école

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Si j’ouvre la fenêtre, je vois des maisons des lampadaires des fleurs des voitures des pierres une roche le petit chemin la maison de mon meilleur ami son petit frère qui joue avec ses copains des chats l’entrée du champ entre la maison de mon meilleur ami et de Coralie les voisins mes poubelles et celles des voisins des boites aux lettres le balcon du voisin d’en face mais je vois aussi les rebords de la fenêtre

j’entends les enfants que mes parents ont en garde jouer j’entends le frère de mon meilleur ami jouer avec ses amis à lui j’entends mes deux sœurs parler rigoler et qui écoutent la musique j’entends ma télé la télé du salon vers 12h35 j’entends mes sœurs arrivées de leurs stages ou de leurs lycées 12h45 j’entends ma mère crier pour me dire de venir manger 13h05 j’entends une voiture avec des enfants qui en sortent 13h40 j’entends ma sœur me gueuler dessus parce qu’on doit partir. J’entends le moteur de ma voiture s’allumer j’entends ma mère klaxonner pour me dire de me grouiller 13h48 j’arrive au collège et j’entends la surveillante me dire de me dépêcher parce que ça a sonné 13h50 j’entends les élèves et la sonnerie retentir.

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Si j’ouvre la fenêtre ,je vois : des maisons / un pot de fleurs accroché à ma fenêtre (un pot rose, des fleurs rouges, orange et vertes) / la voiture de mon père garée dans ma cour / le devant de la voiture de ma mère garée aussi dans la cour sur le côté de la maison quand elle n’est pas au travail / ma cour qui est en terre et avec un peu de gravillons dessus / des buissons / la route / la maison en face de chez moi a un rosier sur la maison / une voiture bleue / la maison à coté a une voiture rouge / des arbustes devant chez elle / la maison encore à coté a deux voitures une blanche et une bleu clair et avant il en avait une rouge / la maison encore à coté a des gravillons dans leur cour, deux garages / la maison encore à coté est grande surtout la cour / la maison en face de celle-ci est sombre la cour est pas entretenue dans cette maison il y a une vieille dame qui marche beaucoup tous les jours / à coté de cette maison encore une autre maison très très grande comme sa cour je ne la vois jamais mais je pense qu’elle est âgée car des gens de la ville viennent entretenir sa maison / la maison encore avant je ne la vois pas mais je vois la haie qui est du côté de la route / encore après il y a une maison qui vient d’être rachetée et qui est déjà de nouveau à vendre / la maison qui suit est la mienne / la maison d’après a été rachetée cet été et le monsieur casse tout dans la maison pour tout refaire /

J’entends : le chien de ma voisine qui aboie tout le temps (il m’énerve) / des voitures qui roulent vite / mon chaton qui fait des conneries / mon frère qui parle avec sa copine ou/et à sa console quand il joue / mon père qui gueule sur mon chaton car elle fait des bêtises /

Cindy.P

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Si j’ouvre ma fenêtre, je vois mon jardin, avec un massif construit par mon papa, c’est de forme ronde avec tout autour des pierres de toutes tailles, avec des fleurs rouges, orange, vertes … il y a aussi une petite terrasse blanche faite en petits carrés de béton, avec une table verte, pour six personnes. A côté il y a un petit arbuste, avec plein de feuilles dedans, sur un coté mon jardin il y a un pommier et de l’autre un poirier avec plein de feuilles aussi. Il y a un peu près au milieu du jardin un potager assez grand, avec des courgettes, des concombres, des tomates, des salades, et mon père va essayer de planter des fraises, à côté de ce potager il y a un arbre dans lequel étant petit, mon frère et moi faisions des cabanes dedans, mais maintenant il n’y a plus rien. Et au fond de mon jardin, il y a six arbres avec plein de pommes qui tombent, mon papa, mon frère et moi les ramassons petit à petit et nous les donnons à un ami pour qu’il fassent du cidre, je peux voir aussi mon voisin tous les jours dans son potager ou tondre. Le soir il y a des lumières qui illuminent tout mon jardin, il y a souvent mon chien blanc qui se balade dans mon jardin, il y a aussi un barbecue en briques construit de même par mon papa, devant mon jardin il y a des gravillons de partout, et une entrée pour mettre la caravane.

j’entends des bruits des oiseaux qui font cuicuicuicuicui, j’entends aussi mon petit chaton, et mes deux chattes, une blanche et grise et l’autre marron, gris, noire, on peut entendre aussi le bruit d’une tondeuse de mon voisin, j’entends encore des voitures passant devant, chez moi, et aussi mon papa qui chante de la musique des années 80, étant sur l’enceinte, il croit bien chanter mais ce n’est pas le cas, et j’entends encore plus fort mon frère qui écoute des musiques récentes étant de même sur une autre enceinte, et puis c’est tout.

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Si j’ouvre la fenêtre, je vois une voiture grise volkswagen un arbre sans feuille le soleil qui se lève le facteur qui passe en vélo, trois maisons avec des volets qui s’ouvrent une voiture noire qui klaxonne, au loin des immeubles un camion poubelle un chat qui court un jeune retraité qui promène son chien des barrières de toute les couleurs, J’entends les voitures au loin, des gens qui passent.

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-je vois ma voisine, qu’elle est moche, elle est grosse, elle est rousse ! Beurk ! Une tête ovale, on dirait un ballon du foot ! Elle est souvent en train de ramasser les crottes de son chien …

 

-Mes autres voisins qui ouvrent leur portail électrique à 6h00 du matin, quel bruit insupportable ! Plus besoin de réveil…

 

Un chien errant seul, souvent qui fait caca sur la pelouse du gars en face de chez moi.

 

-Les curieux du dimanche qui passent dans l’impasse et qui essayent de regarder à travers les rideaux, bande de.

 

-Les chats dehors qui se battent comme des fous… Ça doit faire mal

 

-Les oiseaux qui se posent sur les lampadaires allumés, le soir à 23H.

 

-Mes sœurs qui se battent, qui se tirent les cheveux, pour s’allonger sur l’angle de notre canapé puis pour choisir leur programme télé, Dora l’exploratrice ou Peppa Pig ? Dur choix pour elles…

 

-Puis, 2 maisons après la mienne, une nounou qui garde beaucoup d’enfants qui font troooop de bruit.

 

-Une horde d’oiseaux volant dans le ciel.

 

-Les nuages, parfois qui prennent des formes familières.

 

-Une dame, la cinquantaine, qui promène son chien, tous les matins, ses habits sont tellement démodés…

 

J’entends :

 

Ces gosses qui font du vélo dans le lotissement et qui crient « c’est ma bille c’est pas la tienne »

 

-Un garçon, je m’en rappelle sur la piste cyclable qui faisait du vélo, suivi de sa maman derrière, il était tombé, depuis je l’ai jamais revu.

 

Mon frère qui regarde la télé et j’entends : « Pokemon, attrapez les tous, pokemon »

 

-Des jeunes qui passent dans la rue avec leur enceinte et qui écoutent « Rosa Rosa Rosa »

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Si j’ouvre la fenêtre, je vois le quartier d’en face, la route qui nous sépare, la maison des voisins, les enfants qui jouent, des voitures, une moto qui passe particulièrement l’après-midi, mes voisins dans leur jardin qui jouent avec leur enfant de 3 ans, par la fenêtre je vois la télé de mon voisin allumée et mise sur TF1, la porte du garage de mon voisin ouverte, les voisins qui ramassent leur poubelle, le rebord de ma fenêtre, les jardins de mes voisins avec une terrasse.

 

J’entends les enfants qui jouent, la moto qui passe dans le quartier, les voitures qui roulent, les voisins qui parlent, mon voisin qui rentre tard le soir, la tondeuse de mon voisin, le camion de poubelle qui passe, la voisine qui parle fort, le camion de son mari qui rentre du travail, le moteur de la voiture d’un de mes voisins, un enfant qui fait du vélo, la pluie, le vent,

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Si j’ouvre ma fenêtre, je vois:

  • Le matin, quand je commence à 7h45, les lycéens du lycée Balavene qui se garent dans ma rue;
  • ma voisine partir en vélo, avec son casque sur la tête et son gilet fluo;
  • mon autre voisine, prof, qui part tôt;
  • des voisins que je ne connais pas, qui promènent leur chien;
  • le soir le super beau coucher de soleil, qu’on voit super bien de ma chambre (qu’en été et au printemps);
  • en hiver, c’est «Las Vegas» dans mon jardin, il y a plein de guirlandes multicolores, qui illuminent le jardin dans la nuit;
  • le chat des voisins de droite qui se balade dans la rue;
  • une lumière allumée dans la maison voisine;
  • le merle et la merlesse sur mon cerisier;
  • le lierre qui pousse sur mon mur;
  • mon voisin dans sa maison toujours pas peinte;

 

J’entends:

  • mon père qui gueule sur mon frère suite à sa réunion parents/profs;
  • le matin, ma mère qui me dit que mon déjeuner est prêt;
  • mes parents qui reengueulent mon frère, car il met trop de temps à prendre sa douche;
  • des voitures qui roulent;
  • le midi, l’église qui sonne;
  • mon frère qui rigole bêtement en regardant son portable, avec ses écouteurs;
  • mon père qui l’engueule au bout de la 5ème fois;
  • les pas de ma mère;
  • mon père;
  • mon frère (qui fait beaucoup de bruit);
  • mon frère qui claque la trappe de sa chambre.

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Si j’ouvre la fenêtre, je vois la voisine discrète et timide lorsqu’elle rentre de l’école avec son sac bleu, les maisons modernes et blanches des voisins grincheux et riches, parfois le voisin brun et énervant jouant au basket et criant dès qu’il marque, son chien singulier et malheureux, une rangée d’arbres orangés en automne, le jardin en friche de la dame en chemise de nuit h24 aux 10 chats, son salon où elle reste tard le soir, le virage serré puis l’énorme montée, une petite fille qui rit en sautant sur le trampoline trempé, le vieux voisin alcoolique promenant son petit chien frisé, la nouvelle voisine qui sort son bébé de la voiture, le voisin bio qui ramasse les plants dans son potager, son linge : un T-shirt blanc et deux rouges étendus entre deux haies, le voisin un peu snob qui rentre du travail, le garçon collant qui passe à vélo avec son frère à trottinette, les chats de la voisine : deux tigrés et un noir avec des poils d’une longueur impressionnante, trois rouges-gorges et quelques hirondelles, des adultes attardés en moto, les lampadaires qui éclairent la rue sombre, ou bien les nuages roses lors du crépuscule.

J’entends le chien du voisin énervant hurler à la mort, mon frère qui se prend pour une rock star en chantant faux (en plus il ne connaît pas les paroles), mon père s’entraînant à la guitare électrique, le voisin fou de basket qui crie car il a marqué, la sonnette de la maison, mon chat qui troue ma moustiquaire, moi qui lui crie dessus, Les oiseaux qui chantent, la télé très forte de la voisine, deux passants qui se saluent, les rires des adultes attardés, la moto du voisin qu’il retape depuis des mois et qui ne marche toujours pas, ma mère qui passe l’aspirateur.

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Si j’ouvre la fenêtre, je vois les décorations sur la fenêtre des maisons beiges avec leur garage ouvert, des bâtiments avec la lumière allumée, un chien avec sa maîtresse qui est vieille avec des cheveux roux et son mari qui est vieux et un peu gros et qui est à la fenêtre il y a un petit arbre devant chez eux, la forêt, des poubelles, des voitures, un parking, des jeunes qui passent devant chez moi, ma mère qui rentre de son travail.

 

J’entends des moteurs de voiture et de moto, le chien qui aboie quand des personnes passent, des personnes qui parlent, la télé qui passe des musiques américaines, françaises, antillaises et africaines, ma sœur en train d’engueuler mon frère, mon frère qui rigole pendant qu’elle l’engueule, des oiseaux, ma mère qui me dit de fermer la fenêtre, mon père qui ronfle.

 

Je vois ma sœur qui fait à manger, le lycée Jean Moulin un terrain de basket dedans, des cailloux, de l’herbe, des rideaux, les décorations de noël, moi qui ferme la fenêtre et ma sœur qui monte.

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-Si j’ouvre la fenêtre, je vois : mon jardin, des oiseaux, ma voiture, une route très étroite, des arbres, des tracteurs, un champ de blé, l’entreprise AD, la 4 voies, des camions, des motos, des voitures très puissantes, mon voisin (qui a une tête qui ressemble à un tableau de Picasso), le camion poubelle, la ferme de ma tante, des vaches, des hélicos et des avions qui décollent de l’aéroport de Trémuson

 

-j’entends: des voitures, le vent, mes parents qui discutent, la douche, la télé(tf1), la musique de mon téléphone, les klaxons des camions, la salle de traite (de la ferme de ma tante), des motos, camion poubelle, des hélicos et des avions qui décollent de l’aéroport de Trémuson, des tracteurs, des oiseaux.

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Si j’ouvre ma fenêtre, je vois dans mon petit chemin ma voisine, elle est veille et sort ses poubelles , tout le temps je ne sais pas combien elle en a, la haie de ma voisine mal coupée un grand arbre, celui de mon voisin des oiseaux des chattes une noire une grise une autre qui ressemble à un tigre, la voiture de mon voisin qui part au travail mon framboisier, les oiseaux qui volent mes framboises le pommier de ma voisine un voisin qui me regarde comme si j’avais pas le droit de regarder par ma fenêtre il se ballade avec sa brouette des vignes quelqu’un qui balade son chien, je ne la connais pas .

J’entends ce foutu bébé pleurer les oiseaux qui chantent tout le temps, ils m’énervent, ma mère qui monte dans l’escalier sûrement pour me demander si j’ai fait mes devoirs pour la troisième fois aujourd’hui mon père au téléphone ma mère qui redescend ma fenêtre qui se ferme ma mère qui crie pour que je vienne manger

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Si j’ouvre la fenêtre je vois

 

_ Une dame qui regarde dans notre jardin

_Mon chien qui mange le tronc d’arbre du jardin qui vient d’être coupé

_mon voisin qui coupe du bois dans son hangar rouillé

_les poubelles dans la rue le mardi et le jeudi qui débordent

_des voitures noires rouges bleues marron à cheval sur le trottoir

J’entends ma mère qui crie sur mes frères car ils ne veulent pas s’habiller pour aller à l’école.

_ mon père qui dit à notre chien d’arrêter de manger le tronc l’arbre qui vient d’être coupé,

_La voisine qui raconte ce qu’elle a vu dans le jardin je vois l’école st joseph avec des enfants qui se battent et d’autre qui jouent au foot et crient dès qu’ils marquent

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=> Si j’ouvre la fenêtre, je vois plein de choses telles que des oiseaux, qu’ils soient miens ou pas -mésanges, tourterelles, pigeons, colombes, colombes diamants, perruches, moineaux…- des feuilles, quelques arbres, le garage de ma maison, des fleurs de toutes les couleurs, la maison de mes voisins d’en face, la fenêtre de leur cuisine avec la télé qui y est allumée, et qui diffuse souvent BFM TV ou I télé, des chaînes d’infos, le toit de ma véranda, les maisons de gens que je ne connais pas, avec un passage entre elles qui me permet de voir passer les bus, un grand arbre avec un nid de frelons désintégré, un monsieur du genre très gros avec une barbe blanche et aux cheveux blancs, qui monte dans sa vieille voiture blanche, des gens du collège qui courent car ils sont en retard, mon chat au pelage brun, roux et blanc qui traverse le toit de ma véranda et gratte à la fenêtre pour me rejoindre dans la maison, je lui ouvre et il me fait un câlin, la pluie qui mouille la fenêtre, les araignées et tous les autres petits insectes, etc… Nous sommes un vendredi, et il n’est que dix heures, et je suis seule avec mon chat car je commence à quatorze heures, et pourtant un camion de poubelle passe.

 

=> J’entends le son de la pluie qui bat au carreau, le miaulement de mon chat, le rugissement des moteurs des voitures qui démarrent, la radio restée allumée en bas, le son de la télé qui diffuse les infos, le roucoulement de mes oiseaux, les cris des enfants de mon lotissement qui crient et le martèlement de leurs pas lorsqu’ils courent, le bruit de la chute de l’un d’eux, les pleurs qui s’ensuivent, la mère qui court afin de voir le « blessé », puis une fois l’examen terminé, le claquement de la portière et la voiture qui démarre. Ensuite, la télé s’éteint, on éteint également la radio, et me voilà à présent seule avec mon chat, ainsi qu’avec les bruits extérieurs. Ensuite, le camion de poubelles passe, et il vide nos poubelles qui pour certaines sont pleines à ras bord et d’autres quasiment vides, puis le bruit du verre qui tombe et se fracasse dans la benne du camion.

 

podcast : Cécile Portier et Patrick Chatelier, novembre 2015

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En résidence à Saint-Brieuc : https://deconstruireconstruire.wordpr…
il m’a été proposé d’organiser une rencontre “Un jeudi, un écrivain” autour du thème des identités numériques. J’ai invité Patrick Chatelier et Cécile Portier, un jeudi de novembre 2015, pour parler du projet Général Instin, d’écriture, de création, de leur identité d’auteur indivis et collectif(s).
Exceptionnellement, cette rencontre avait lieu dans la galerie du Géant Casino (où se déroulera une partie de cette résidence). D’où un son un peu expérimental – c’est du live, du vivant quoi. Avec interférences, larsens, aspirateurs – phénomènes dont le Général Instin, dont il est largement question, est très coutumier. Poussez le volume et laissez-vous, littéralement, envahir par l’ensemble, interférences comprises.

(cliquez sur l’image ci-dessous pour lancer le podcast)

FireShot Screen Capture #106 - 'Patrick Chatelier, Cécile Portier (et le Général Instin) I19 novembre 2015, Saint-Brieuc_' - www_mixcloud_com_guénaël-boutouillet_patrick-chatelie

https://www.mixcloud.com/widget/iframe/?embed_type=widget_standard&embed_uuid=25ff7141-f42d-4082-9ea3-78769e452e14&feed=https%3A%2F%2Fwww.mixcloud.com%2Fgu%25C3%25A9na%25C3%25ABl-boutouillet%2Fpatrick-chatelier-c%25C3%25A9cile-portier-et-le-g%25C3%25A9n%25C3%25A9ral-instin-19-novembre-2015-saint-brieuc%2F&hide_cover=1&hide_tracklist=1&replace=0

Patrick Chatelier, Cécile Portier (et le Général Instin) |19 novembre 2015, Saint-Brieuc by Guénaël Boutouillet on Mixcloud

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Séance 2 | fenêtres

fenetre-lg2000--Déroulé, principes.

Autour d’un extrait de Patrick Goujon, Moi non, page 48,

Et de Ce jour-là de Tanguy Viel (éditions Joca Seria)

À ma fenêtre ( « je vois »)

 « Faire un inventaire, une liste exhaustive de tout ce que vous voyiez depuis une fenêtre (réelle ou imaginaire », durant une journée que vous passeriez campé derrière, ou un seul instant). Tentez de tout décrire, ou du moins de nous faire voir les choses, le paysage, les gens… et le déroulement du temps ;

Commencez par « Quand j’ouvre ma fenêtre, je vois», et continuez.

Quand vous aurez « épuisé l’œil », enchaînez avec « J’entends (…) » et continuez.»

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Textes ci-dessous ou regroupés dans cette rubrique.

séance 2 (30 novembre et 1er décembre 2015) |cartes postales

Déroulé, principes.

L’atelier est basé sur une présentation de google street view, et d’un questionnement sur l’objet « carte postale  »

Chacun choisit une vue de Saint-Brieuc (prioritairement dans le secteur Ouest) dans google street view.

Je présente ensuite les très beau projet « je pense à toi » de Frank Smith, déjà développé en ateliers ici. Ecrire au verso d’une carte postale, c’est user d’un prétexte (cette image au verso) pour dire « je pense à toi ».

A chacun d’écrire une carte postale, adressée (à une personne non nommée) au dos d’une vue choisie sur googlee street view.

Le premier groupe (le lundi) pâtit d’une connection insuffisante : google street view se charge mal, nous bricolons souvent sans images.

Les images sélectionnées par le premier groupe (et ailleurs).

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Hey frère aujourd’hui il fait beau pas comme toujours on s’amusait bien dans cette cour je venais en voiture toi aussi je pense a toi salut morice

*
Slt frr comment sava ? Moi sava trkl j’espère que tu te portes bien et que tu fais pas trop de bétises ^^.
Moi sava trkl bg de toute façon on se voit bientôt inchallah.
Allez salut 😉

*
Wsh poto

Ca va ? Moi oui, là je suis chez moi en train de t’écrire cette petite carte.
Je t’envoie ce message avec cette photo la car ça nous rappelle notre ancienne école qui était représentée de la même façon…
Ca fait déjà longtemps qu’on se connait (maternelle), on a parfois eu des disputes voire beaucoup, Mais on s’est quand même appréciées !
Brefff, j’espère te revoir vite car on habite un peu loin et comme ça on pourra se faire une journée tranquille que toutes les deux et voilà quoi. Bon je te fais des gros bisous et j’espère te revoir au plus vite !!!

*
Hello poto,tranquille ?

Moi perso cv la chui callée, il fait froid, il pleut c’est super t’vois l’genre :’)
nan mais en vrai tu me manques, j’ai hâte de retrouver la maison, retrouver ma maison, mon lit, mon coussin, ma vie quoi bref je vais pas t’écrire un roman
sur ce bonne fin de vac et tchuss
:*

*
Chère amie

Je passe de bonnes vacances en Bretagne , il y a du soleil il fait beau . Je ne peux pas trop sortir car je dois m’occuper de mes petits cousins mais malgré que je puisse pas trop sortir je m’amuse avec eux, on voit la piscine où je les envoie tous les après midis .

Bonnes vacances mon amie

*
Tu te souviens des jeux qu’on faisait quand on était à l’école. Quand on s’échangeait les diddl, les cartes bella sara ?

Bisous

*

Salut, j’espère que ça va, je serais bientôt reco sur mumble et sur GW2 pour farm les fractales et faire des rush en lisière des brumes pour chasser les autres serv de notre home mais de voir ce bar où je suis passé avec toi en moto me rappelle les pointes sur la quatre-voies en Z800 xD.
Bon sur ce a+++ fréro.

(le bâtiment)
*
Poto de la PlayStation 4, toi qui sors de ce bâtiment et qu’on se retrouve moi toi et nos potos au PK pour faire un petit foot quand on rentrait chacun allait se doucher et se retrouver sur la Play et jouer à GTA 5 , Black ops 3 , Rocket League …

Dédicace à toi !
*


Cher Père,

Je t’écris car je suis en voyage dans les contrées lointaines. Là-bas, au bout de la rue, il y a des écritures par terre, des chariots métallisés qui avancent extrêmement vite et des panneaux où sont affichées des immenses images et des écritures. Par exemple, « Babou, jusqu’à moins 70% », je me demande bien ce que ça veut dire. Je me croirais dans le futur !
Pour l’instant je dors à même le sol, mais j’espère trouver un logement dans les jours à venir.

Bientôt, je t’y emmènerai. Je reviendrai dans quelques jours.

Ton fils Mathieu.

*

 


Salut Dora !

Comment ça va moi ça va comme je te l’ai dit on ce rejoint à la gare samedi pour prendre le train pour partir à Lyon j’ai trop hâte de partir!!!Hôtel, macdo, shopping soirée pyjama, film d’horreur (paranormal activities ..) glander dans le canapé bref bisous a samedi XD .

*
Il ne fait jamais beau en Bretagne?
Ce n’est pas vrai.
Ici il fait super beau! (ou pas ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Je pense à toi.

Bisou

Jean-Michel

*

 

Bonjour ,
Comment vas-tu ?
Moi ça va , mais je suis triste de plus te voir .

Tu te rappelles de cet endroit (c’est où nous nous sommes vues la dernière fois) !:
Ce parc est magnifique , non ?

Bons gros bisous et j’espère qu’on se reverra bientôt !

*
Yo frère tfk ce week-end on va se faire une soirée chez toi ou koi sinon ça fait koi en ce moment
moi je m’emmerde à la maison j’ai vendu la ps3

IXZO78


(le groupe suivant, passé en premier,  a pâti de la connexion déficiente, il a fallu du temps pour trouver des images, d’où le moindre temps d’écriture)

(pas d’image)
Salut Mamie,  j’espère que tu vas bien moi ça va je t’envoie cette carte postale car je voulais prendre de tes nouvelles et pour te dire moi ça va la famille ça va on te fait tous un gros bisous j’espère te voir bientôt. L’école se passe bien . Je t’envoie cette carte avec une petite photo de mon paysage j’espère que cette petite carte te fera plaisir . Anonyme

*
Wsh frère cava depuis tous temps j’espère que tu te plaîs dans ton nouveau bahut ah ça me manque de plus te voir tous les jours comme avant après chaque fin de cours on avait nos habitudes on sortait du collège en vélo on fonçait a géant pour prendre notre panini habituel on arrivait il était déjà fait Fred savait qu’on venait tous les jours à la même heure c’était la bonne époque;) j’espère qu’on se voit bientôt ! : ) ❤

*
Salut marraine et tonton vous allez bien, nous ça va bien. A mon anniversaire cet été j’ai eu un cadeau inattendu même papa et maman s’y attendaient pas il était pas prévu ; j’ai eu un petit chaton elle était pas en forme mais maintenant c’est bon elle va bien. Elle fait la folle mais on s’y attache vite.

(la carte postale est un endroit e tub et la route puis au loin un rond point)

cindy

*
dodo-bresil
Hola mon ami je te fais cette carte postale pour dire que je passe des vacances au Brasil et te montrer comment la vue est magnifique et peut être te donner envie de passer tes prochaines vacances au brazil là bas je fais beaucoup de bonnes activités comme : du jet ski et j’ai fait une très belle visite du MARRACANA


dylan - ma rue
Wesh frère bien ou bien ? j’espère que tes vacances a Ibiza se passent bien. T’inquiete même pas on s’occupe bien de Gaston. A plus poto .

*
enzo
Enzo.

*
Cher ami , je t’écris pour te montrer l’endroit où je prends le bus tous les matins avec mes amis qui viennent au collège avec moi .
*
lola
*
Coucou amie Normande,
Ce matin comme tous les matins, je passe devant l’ancien abattoir à côté de ces immeubles.
Je voulais partager avec toi mon petit bout de quotidien .J’espère que tout va bien, pour toi.
Ta randonneuse, Luna.

Rue de la Caquinerie 22000 Saint-Brieuc

*
marie-justine
Salut!ça va ? Ça fait longtemps qu’on s’est pas vues tu me manques, je pense fort à toi, il y a beaucoup de km qui nous séparent

*
nathan
Cher sœur
je te dis un petit bonjour de Trémuson, avec ses beaux panneaux,

*
Salut tonton, je voulais prendre de tes nouvelles parce que ça faisait longtemps, j’espère que tu te plais bien à Miami, au soleil, ton boulot j’espère que ça va, moi ça va bien je suis en Bretagne, les cours ça se passe bien, pas trop de soleil chez nous, mais sinon on va bien. Enora

(ma maison)

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twilight
Coucou Alice ! Je passe mes vacances en colo à Chamonix, un endroit absolument magnifique ! Chamonix, et la colo, c’est génial ! Avec la colo, je fais du rafting, de la via ferrata, du saut dans de l’eau à une hauteur de 4m de haut, des veillées, des activités (diner presque parfait, repas en autogestion, course, lessive, vaisselle, et pleins d’autres trucs amusants quand c’est fait à plusieurs!), visite du lac Léman, de Annecy, du lac de Annecy… Je pense beaucoup à toi, et il me tarde d’être à la rentrée pour te revoir toi, mais aussi Élodie, ainsi que toutes mes amies ! J’aurais tellement de choses à te raconter… il faudra que nous nous voyions et que nous en profitions pour faire des activités ensemble, telles que aller à la piscine, aller au cinéma, etc… ! Je me suis fait plein d’amies, mais maintenant que je suis chez moi c’est toi qui me manques le plus.
A bientôt, biz, Elsa.

*
wesh
Wesh Poto

J’espère que Los Angeles c’est bien car moi je m’éclate a Saint-Brieuc tu te rappelles d’ici ? Ça fait bizarre de t’envoyer une carte postale alors qu’on habite presque a coté. Bref ne claque pas tout ton fric au casino gardes-en pour acheter nos paquets de bonbons passe de bonnes vacances salut .

*
yuna
Coucou comment vas-tu ?
Je t’envoie une image du rond-point à côté de mon collège, je le vois tous les matins en allant au collège. Tu me manques, réponds moi vite !

Séance 1 | cartes postales

rondpoint1Déroulé, principes.

L’atelier est basé sur une présentation de google street view, et d’un questionnement sur l’objet « carte postale  »

Chacun choisit une vue de Saint-Brieuc (prioritairement dans le secteur Ouest) dans google street view.

Je présente ensuite les très beau projet « je pense à toi » de Frank Smith, déjà développé en ateliers ici. Ecrire au verso d’une carte postale, c’est user d’un prétexte (cette image au verso) pour dire « je pense à toi ».

A chacun d’écrire une carte postale, adressée (à une personne non nommée) au dos d’une vue choisie sur googlee street view.

Les textes sont ici.

Cimetière (La mer en moins, 1)

(Journal en résident, 2)

FireShot Screen Capture #074 - '28 Rue Abbé Josselin - Google Maps' - www_google_fr_maps_@48_5172847,-2_7536226,3a,75y,74_55h,104_6t_data=!3m6!1e1!3m4!1scwjg8GdlFbe3SrW9n

La première fois que Soizic m’a conduit à la maison Louis-Guilloux,

(après un premier séjour de repérage, au printemps, durant lequel j’avais dormi dans un hôtel proche de la gare, et dont le positionnement sur cet axe reliant la gare au centre-ville, qui s’appelle, tenez-vous bien, rue de la Gare, a déterminé l’angle de vue d’où je capte la ville depuis : la rue de la Gare est le premier vecteur tracé, d’où toutes les projections et parallaxes, formes et modélisations sont hissées),

nous avons traversé le centre de Saint-Brieuc depuis ce quartier Saint-Jouan que j’ai à explorer, questionner, écrire, durant cette résidence, puis ricochant sur la gare avons pris la si bien nommée rue de la Gare,

(la gare est en travaux depuis de longs mois, comme celle de Rennes, qui me ramène aux interminables travaux en gare du Mans où j’ai transité parfois il y a quelques années, dans un continuum mental reliant ces gares en travaux entre elles : je traverse comme en rêve une gare en travaux perpétuels, une seule et même gare : les gares, dites lieux de transit, sont un seul et même lieu, seraient peut-être le lieu du transit – si le transit était un lieu).

remontant par le quartier Saint-Michel, j’ai aperçu l’entrée d’un cimetière, au sommet d’une bosse, avec quelques pins parasols en déco. L’impression fut maritime. Le maritime fit sparadrap (celui qui ne se décolle pas des doigts de Haddock, dans l’affaire Tournesol).

Il y a la mer derrière, me dis-je,

Et continué-je de me dire quand je contemple le dit cimetière de dos depuis la Maison Louis-Guilloux, trois ou quatre-cent mètres plus loin donc, dans le début de le descente de la dite bosse, infirmant l’hypothèse de la mer, en immédiat contrebas du cimetière.

Pourtant il y a.

Il y a la mer, même absente,

Il y a la mer, même en moins.

Routines (journal en résident)

2015-11-19 11.25.35

Le premier soir, recevoir un mot.

Dans un excellent documentaire diffusé sur arte en septembre et que j’ai vu dans cette maison où je réside, à Saint-Brieuc, le premier soir de cette résidence (ne sachant trop quoi faire de soi, dans ce subit déplacement de l’ensemble : l’ensemble : mon ordinateur+mes livres+et moi), Roland Barthes évoque ses trajets quotidiens, en employant le mot de « routine ». Cet usage, cette signification-là, de routine, originelle et étymologique, je ne les savais pas. Barthes le replace dans la langue, de délicieuse façon.

Routines : C’est ce qu’on tente, ou ce qui tente, par devers soi, de s’instaurer, ainsi déplacé, momentanément, dans un lieu autre. Mon rapport au lieu est logiquement affecté (je suis ailleurs), et avec lui mon rapport eu temps (ma « maison », où je ne suis pas, est un foyer, régi par des horaires spécifiques à la vie de famille).

Routines : chemins du quotidien, qui l’inventent, ce quotidien. Je me suis amusé de cette construction empirique in-corporée, lorsque je me rendais au travail à pied, quotidiennement (à La Roche-sur-Yon), constatant le chemin qui n’était pas le même à l’aller qu’au retour, comme indépendamment de ma volonté, en automatisation variable du pas.

Routines : je ne viens, à partir de ce mois de novembre, résider chez Louis-Guilloux qu’une semaine mensuelle. Difficile d’acquérir réellement des habitudes. Je parcours Saint-Brieuc en voiture (conduit par d’autres, ou en solo), et chaque jour, prétextant une course à faire, me rends à l’hyper-centre ) à pied. Ce matin, en ligne droite, 16 minutes aller, 14 minutes retour, quand avant-hier soir j’avais opéré en polygones concentriques, qui m’avaient pris plus de temps.

J’ai, je crois, trouvé le chemin le plus rapide.

Tel n’était pourtant pas mon objectif : je voulais surtout me mettre en marche, regarder, voire : flâner.

Mais il faut bien en convenir : je suis piètre promeneur. Il faudra y travailler.